Vu dans la presse

Published on mars 18th, 2017 | by MagMozaik

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Une saison en DIDAM

Avec une programmation résolument contemporaine, à la croisée des grands noms de la peinture et de la photographie, le DIDAM, en à peine 2 ans, s’affirme comme un point d’ancrage et de vie culturelle au coeur de la ville. Une référence désormais incontournable que la saison 2017 renforce en 5 riches rendez-vous.

Un lieu de vie et d'ancrage culturel

Voilà presque 2 ans, en avril, que le Didam, nouvel espace dédié aux belles expositions sur Bayonne, rive droite, a ouvert ses portes avec un bel hommage rendu au peintre Sistiaga. Des manifestations d’envergure ont occupé l’espace en 2015, attirant, Quai de Lesseps, plus de 10 000 visiteurs, de Sistiaga à Depardon. En 2016 les photographies de Carlos Saura, comme un émouvant voyage au coeur de l’Espagne des années 50, enregistraient quelque 3000 visiteurs avec en point d’orgue de fin d’année, un magnifique hommage à Lucien Clergue et un détour très remarqué, au coeur de l’été, dans le cadre de Donostia 2016, vers la paix des dupes entre Napoléon 1er et la dynastie espagnole. Au total 15 000 visiteurs, signe d’une fulgurante croissance et d’une revitalisation du quartier St Esprit à travers des points forts de vie citoyenne et culturelle qui se structure on ne peut mieux. Un lieu repensé Art déco ouvert sur les berges vers des horizons nouveaux qui pense désormais sa programmation  en termes de saisons, propices à la création d’événements inédits comme autant de respirations à savourer. Un espace d’accueil pour les artistes locaux mais aussi pour d’autres, de notoriété plus internationale, qui font et feront de plus en plus de cet endroit sobre et élégant de 250 m2 un bel outil de vie du quartier, articulé autour de la culture et des arts mais aussi bien intégré dans un ensemble conjuguant les galeries de la rue Ste Catherine , le nouveau complexe voisin à venir de l’Atalante/L’Autre cinéma, en passant par un renouveau associatif et artisanal de lieux d’arts et de culture, notamment dans la rue Neuve, dont nous reparlerons très bientôt. On ne s’étonnera donc pas que la cité, porte ouverte sur un territoire restructuré dont elle se veut capitale, construise son avenir humain, économique et social autour d’éléments culturels essentiels à toute vie urbaine, comme autant d’ancrages et dynamismes architecturaux forts. Guère plus loin, le Musée Basque et d’histoire de Bayonne s’inscrit dans une logique similaire  en s’ouvrant à de multiples événements festifs, en concerts, conférences et lectures poétiques. Certes, d’aucuns ont émis et peuvent encore émettre, à son encontre, moult critiques (auxquelles réponses furent déjà faites) dont certaines relèvent de la cour de récréation version carambar, mais le Didam a au moins le mérite d’exister, et surtout d’inciter, par ses thèmes, d’autres artistes à décliner ailleurs, en électrons libres, et en d’autres formulations plus incisives peut-être, certains des sujets programmés. Le mois de la photographie en novembre assume largement ce rôle de stimulation en donnant le La. Laissons donc le bébé grandir ! En cette rive droite revivifiée, bienvenue à bord de la croisière 2017 en cette ancienne capitainerie dont on salue l’impressionnante qualité internationale de programmation.

Cinq ponctuations majeures

On ne reviendra pas sur la récente exposition, pour le moins émouvante, du Secours Catholique- Caritas France et de l’agence de photographie MYOP qui, en une cinglante et magistrale gifle visuelle nous a mis face à ces « Oubliés de nos campagnes » que nous ne voyons ou ne voulons pas voir quand ils vivent pourtant si près de nos conforts urbains. L’actualité aujourd’hui, c’est l’exposition « Rien que vous et moi » de Gérard Fromanger et Jeannette Leroy, insolent et tendre dialogue entre deux artistes emblématiques des années 60 à aujourd’hui. Mais l’événement de l’été reste la formidable exposition « Welcome Mister Hitchcock », proposée en août 2016 par son commissaire Pedro Usabiaga dans le cadre de Donostia 2016 et produite par le Festival International du Film de Saint-Sébastien. Voilà presque 60 ans, en 1958, le cinéaste mythique venait présenter en avant-première « Sueurs Froides ». L’occasion, en marge des festivités, d’un périple à travers le Pays Basque, de Pasaia et Donostia à Lourdes en passant par Hendaye, Biarritz et Bayonne. Un voyage que suivirent les photographes donnant lieu aujourd’hui à une évocation en photos inédites obtenue, de haute lutte, par la ville sur le Didam où s’ajouteront de nouvelles pièces liées à cette étape bayonnaise, du 9 juin au 3 septembre.

Autre exceptionnelle figure artistique, très ancrée sur notre territoire, Jean-Paul Chambas dont l’exposition itinérante, produite par la Galerie toulousaine Fabrice Galvani, se pose sur nos cimaises du 8 septembre au 5 novembre. L’occasion d’une présentation exclusive en notre région d’une remarquable sélection d’estampes, de dessins et de peintures, représentative d’un créateur qui se revendique de « l’avant-garde du terroir ».  Un artiste pour le moins complet qui a beaucoup travaillé avec les plus grandes institutions mondiales du théâtre, de la littérature et de la musique, des décors pour le Festival d’Avignon, la Comédie Française ou l’Opéra Bastille et de Paris à Mexico ou Sidney. Un homme passionné et passionnant, fasciné, entre autres, par la tauromachie et les portraits. Pour ce rendez-vous unique, 3 lithographies, limitées chacune à 120 exemplaires d’excellente facture, représentant Lou Reed, David Bowie et Juin Morrison, seront vendues. De même, dans le sillage de l’exposition, sera disponible un ouvrage, « Chambas, au delà de la peinture », de 228 pages et 200 illustrations d’oeuvres de 1966 à 2016, sur des textes d’Edouard Baer, Gérard Xuriguera et Yves Harté. Il est grand temps d’économiser!

Enfin, mois de la photographie oblige sur le thème de l’eau en multiples variations et lieux de la ville, la saison 2017, annonçant celle de 2018, accueillera du 12 novembre 2017 au 14 janvier 2018, les magnifiques et somptueux regards de Yann Arthus-Bertrand sur « La Terre vue du ciel ». Un événement pour le moins éco-responsable qui mettra l’accent sur une sensibilisation aux problématiques du développement durable, sur les dangers encourus par la faune et la flore de notre littoral, notre océan et nos rivières. Ce photographe phare sera accompagné en d’autres espaces par de multiples créateurs sensibles à cette thématique certes alarmiste, mais nécessaire et urgente.

Une programmation en tous les cas aux exigences d’excellence évidentes que l’on suivra, d’exposition en exposition.

Pour davantage d’informations: www.bayonne.fr

Catherine CLERC, magmozaik64200@gmail.com

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