Politiques culturelles

Published on décembre 19th, 2015 | by MagMozaik

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Une maison du cinéma pleine …d’esprit!

La première pierre du nouveau complexe de cinéma “Atalante-L’autre cinéma” a été posée aujourd’hui près du Didam par tous les partenaires impliqués dans cette belle aventure, à commencer par le maire de Bayonne, Jean-René Etchegaray. L’ambition? Donner à la rive droite de l’Adour une structure urbaine articulée autour de pôles culturels et citoyens forts, cinématographiques, artistiques, culturels et gastronomiques, qui constituent la quintessence historique de ce quartier Saint Esprit. Autour du Président de l’association Cinéma et Culture, Jean-Pierre Saint-Picq, qui gère les deux espaces aujourd’hui distincts et réunis ainsi dans 17 mois en une belle symbiose- et 3 salles-, des fées bienveillantes se penchent sur le berceau d’un cinéma résolument différent et peu adepte des mégas complexes de blockbusters! L’Etat bien sûr à travers la DRAC et la sous-préfecture, la Région Aquitaine, le Conseil départemental, la ville de Bayonne, sous le regard bien trop modeste de l’architecte Farid Azib qui a su, en une architecture moderne, respecter les codes urbains traditionnels de la cité. Coût de l’opération? Un peu plus de 3 millions d’euros!

L'Atalante? Une institution!

L’association Cinéma et Culture gère depuis très longtemps les espaces conviviaux et de débats où apprécier un autre style de films. Sous l’appellation Art et Essai, ils s’appliquent à présenter des productions indépendantes mais aussi à faire découvrir ou redécouvrir les grands classiques et chefs d’oeuvre du cinéma mondial auprès d’un public de cinéphiles avertis, mais aussi de publics, qui n’ont pas forcément accès à la culture, et des scolaires!

L’Atalante, avec son parquet, son bar, ses salles et sa patine pleine de souvenirs se double d’un autre espace né en 2004, “L’autre Cinéma”. Ces deux lieux s’inscrivent depuis bien des années au coeur du quartier  Saint Esprit, au point de faire souvent reconnaitre, par sa seule existence, l’ identité de ce qui fut naguère un faubourg de la ville! Avec plus de 1500 adhérents, 105000 entrées et quelque 74 soirées événementielles où fusent les débats, en liaison avec de nombreux partenaires et autres festivals toute l’année, et pour un budget annuel de 1 million d’euros, l’association Cinéma et Culture peut aujourd’hui revendiquer un ancrage fort et nécessaire dans ce quartier mais aussi dans toute la cité.

Mais à l’heure où la municipalité dessine le nouveau visage citoyen, culturel, socio-économique et architectural de cette rive droite, à l’heure où elle tisse un nouveau mode de vivre la ville à partir de pôles culturels essentiels, à l’heure où le Didam développe une activité artistique contemporaine exigeante, plurielle, et néanmoins populaire ,pour un meilleur accès à la culture de tous, il semblait incongru de laisser à la traine ce fleuron d’excellence que sont ces deux espaces de rencontres.

Deux lieux distincts? cela signifie, pour l’heure, un alourdissement des charges et besoins en personnels! La raison exigeait de mutualiser les moyens, les enthousiasmes et les énergies en un seul espace, doté de 3 salles (405 places) et d’équipement pluriculturels ou de restauration mieux adaptés aux envies d’offrir un lieu convivial, comme une vrai maison de culture et de détente autour de toiles de qualité!

Un espace convivial et chaleureux

Après un concours impliquant tous les partenaires concernés par un lieu en devenir à modeler et les financiers institutionnels, l’Atelier d’Architecture Randja de Montreuil a conquis, par un projet architectural moderne, sobre et respectueux de l’esprit Atalante, et un budget de 3, 4 millions d’euros, l’ensemble des décideurs à l’unanimité, l’architecte Farid Azib en tête. Un concept élégant et convivial qui a séduit par son respect total du cahier des charges: mutualiser les moyens, optimiser le nombre de places, offrir un espace fédérateur intergénérationnel favorisant la mixité et sociale et respectueux de la “patine” Atalante.

A côté de “L’autre Cinéma”, au 3 quai de Sala, un immeuble a été ainsi acquis pour regrouper toutes les activités emblématiques de l’association, la multiculturalité en prime! Bien des difficultés ont été vaincues et d’autres sont encore à surmonter, mais le lieu verra bien le jour dans 17 mois! Le choix des créateurs n’a rien d’anodin car cette agence, très engagée dans une logique d’art, de design et de cinéma, s’attache à lier fonctionnalité et poésie.

Le vocabulaire cinématographique préside à la conception des espaces. Les salles racontent des histoires qui se prolongeront autour de livres, en des lieux appropriés de lecture, ou autour du comptoir et de la terrasse d’une taverne, propices aux débats et à la gastronomie puisque la cuisine sera visible à travers des baies vitrées. Une manière jubilatoire de marier gourmandises culturelles et culinaires. Une scène, longtemps attendue, complètera le dispositif pour qu’images, mots, notes, verbes et succulences s’allient en offres plurielles et riches de possibles.

L’Atelier Randja définit ainsi sa démarche :Une ville est faite de fenêtres, de milliers de fenêtres qui laissent entrevoir et deviner des histoires et des destins. Elles ont été notre point d’ancrage. Celles de notre projet ont été agrandies telles des écrans de cinéma ou bien des cadres, des plans, des séquences qui donnent à voir de l’extérieur vers l’intérieur et de l’intérieur vers l’extérieur.La cuisine est un plateau où des scènes se jouent…Depuis le bar votre regard est orienté vers la ville au travers des cadrages grands angles de la façade. Vous êtes spectateurs et en même temps acteurs ! Dehors on vous aperçoit!

Une belle vision qu’il nous tarde de découvrir à l’horizon 2017…

Catherine CLERC,magmozaik64200@gmail.com

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