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Published on juin 27th, 2015 | by MagMozaik

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Un week end de routine

La fin du mois, vous le savez, apporte son lot de suractivité pour cause d’Agend’Arts, d’Edit’Arts et de newsletter. Un surcroit de travail qui, en ce mois de juin, s’avère particulièrement délicat à gérer tant cette dernière semaine est féconde en événements présents et à venir! Maura Black, superbe photographe équatorienne fêtait le 24 son anniversaire en présence d’une multitude d’amis artistes dont Siska et Poly Bérin! Le temps de s’en remettre que déjà pointait le vernissage , le 25 juin, à la Cour Intérieure de la Négresse, d’Immersion, nouvelle exposition de Yannick Fournié, tout juste revenu des Etats Unis où sa série des Catcheurs a fait un triomphe. Guère le temps de souffler le 26 juin avec, à Ascain, une découverte du village à travers les regards de 40 photographes du monde entier, dont Daniel Vélez notre ami!  Puis au Grand Hotel, place aux oeuvres flamboyantes et incandescentes de Pierre Boué-Duberger. Pas de répit le 27 juin avec la der des der de Mai Jeunes Années au Versant, avant le 29 juin, une réception officielle en l’honneur de toute l’équipe Biarritz des Années Folles et le 30 juin, une présentation exclusive du programme du Temps d’aimer la danse qui célèbre cette année, du 11 au 19 septembre son 25ème anniversaire! Un rythme effréné … La routine en somme pour magmozaik!

Yannick Fournier en “Immersion”!

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La Cour Intérieure… Voilà un lieu design aux docks de la Négresse qui mérite bien le détour à l’instar de Jazz The Glass , rue Gambetta à Biarritz, tout aussi prompt à exposer de merveilleux artistes dont l’itinéraire s’inscrit hors des sentiers battus! Zee dans le second cas et Yannick Fournié dans le premier. A peine rentré des Etats Unis pour une exposition triomphale à New York, son inspiration reprend le dessus et nous offre, après la série des catcheurs, un nouvel opus articulé sur l’univers des nageurs. Immersion débute à peine mais nous propose 2 toiles, grand format comme il se doit avec l’artiste, de naiades dont les attitudes fragiles sur des corps fourbus, nerveux et graciles éclatent d’émotion dans l’abandon des nageuses.

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L’artiste himself!

Le style demeure tout aussi fougueux et abrupt dans une belle captation de corps, jaugés à l’aulne d’une quasi animalité musculaire et sensuelle. 2 toiles annonciatrices dont nous attendons la suite. Un tumulte érotique et brutal des sens qui claque comme un coup de fouet sensuel ou un uppercut troublant! Nous on aime vraiment ! Allez Yannick au travail!

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Ascain revisité en une promenade inventive

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– L’association Zilargia et la municipalité d’Ascain nous invitent, du 27 juin au 13 août , à suivre les “Chemins de la photographie”. 40 photographes du monde entier portent leurs regards intimistes ou réalistes sur les fragilités humaines, à ciel ouvert, en l’un des plus émouvant fleuron du Pays basque, en un village où les rues n’existent pas, où les seuls repères géographiques datent du temps précieux où les maisons, les places, les édifices publics suffisaient à s’orienter. Sur la grande place et dans les vitrines de commerces, voilà que surgissent et vibrent  une vie, une architecture, une histoire du village…et d’autres lieux! Nous consacrerons un dossier à cette manifestation qui fait la part belle au métissage culturel dont nous sommes si friands! Et puis,  quelques amis attachants parmi les artistes sollicités dont Angela Mejias et Daniel Velez

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Gabriel Martinez

– Cette année, le festival porte un regard incisif sur l’oeuvre de Gabriel Martinez, photographe portugais dont la série “Sala de Espera “ ( Salle d’attente ou d’espérance???) montre avec pudeur, sous une lumière crue et saisissante, tous ces hommes, femmes et enfants fuyant, au début des années 70, le régime fasciste de Salazar et la misère pour un hypothétique devenir ailleurs… mais vers où les conduit la fuite pour le droit à la dignité et la liberté de vivre décemment, de s’exprimer? Le photographe capte admirablement l’épuisement et l’inquiètude de réfugiés en transit sur Hendaye  dont les visages douloureux, interrogatifs et fatigués se ponctuent de regards poignants, traversés de fugaces espérances ou attentes fragiles d’une nouvelle existence !

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Au total une cinquantaine de clichés argentiques noir et blanc exposés, très justement et symboliquement, en des lieux de passage et de vie pour une incroyable rencontre entre générations différentes et bribes d’histoire ou de mémoire à ne jamais oublier…Une exposition remarquable, en subtil écho d’une époque tourmentée et douloureuse, pas si lointaine ou révolue définitivement, comme un cri d’alarme sur des drames qui peuvent à tout moment surgir encore demain en quelque lieu du monde, permise grâce au Musée d’Aquitaine de Bordeaux. www.gabriel-martinez.com

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Daniel Velez, “Mattin, immense bertsulari”

– Une promenade déclinée en multiples balades où des pans d’histoires s’inscrivent ou pas sur les murs ouverts ou muselés (Jean-Félix Fayolle– image de Une-, Angela Mejias, par exemple); où des lieux de passage et de transit saisissent quelques êtres en errance au coeur de foules pressées et anonymes, dans les aéroports, les rues, les appartements décatis et délaissés avec leurs traces de vies oubliées, les restaurants, les porches, les routes, les passages imaginaires entre réel et virtuel, brutalité du quotidien et poésie salvatrice, en quête d’hommes et de femmes, célèbres ou non, qui impriment dans les paysages leur présence unique et universelle (Rodolphe Rousseaux, Carmen de Fontenay, Eléonore Llorens, Alain Iratzoguy, Laurent Ferrière, Stéphane Olivier, Aline Chollet, , Régis Bertrand ou Bernard Soulié parmi bien d’autres, accueillis en restaurant, bars, ateliers et autres lieux de passage et d’intenses moments éphémères  justement); où les grands formats de photos reprennent les thèmes de l’errance, de la mémoire vive incrustée au coeur de cultures territoriales, du transit, du passage vers d’autres univers ou l’acceptation des absences et d’autres continents ( Daniel Velez, Birgit Munsch, Peyo Torrès, Ramuntxo Gueçamburu, Dominic Reid...)…

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Angela Mejias, “Les murs n’ont plus la parole”

– Un voyage, des voyages, ciselés et gravés au coeur de nos imaginaires, de nos mémoires, de nos quotidiens qui nous rappellent combien est fragile, digne, émouvant et unique l’être humain si près de nous et que nous avons perdu l’habitude de regarder, d’écouter,  de comprendre et de respecter dans ses rêves et ses blessures, ses espoirs et ses pétillements de vie magnifiques…

Un festival bouleversant, des itinéraires où le silence sublimé en photos nous invite, en des parcours humains uniques et émouvants, à découvrir doucement en laissant le temps au temps!  Nous y reviendrons dans l’été pour une balade pas si badine et légère que cela!

www.festives.net

L’incandescence tactile

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Pierre Boué-Duberger se pose, du 26 juin au 20 juillet à l’Hotel Donibane de Saint Jean de Luz avant de nous offrir ses nouvelles créations en septembre à la galerie Pili Taffernaberry de Bidart (Nous y reviendrons!). Une belle explosion de couleurs sur des toiles dont les reliefs aléatoires nous incitent au toucher, comme une invitation à entrer de plein pied dans l’univers de l’artiste. Oeuvres limpides et brutes, en une flamboyance de couleurs et de mouvements jubilatoire!

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Un imaginaire exhubérant mais néanmoins précis, traduit en symétries ou chaos organisés en touches abstraites et épurées,  impétueuses, somptueuses, fortes, sensuelles et élégantes qui nous évoquent (mais c’est très subjectif!) une Afrique sauvage et contrastée, des ambiances méditerranéennes brûlantes où des coprs acajou ou ébène se profilent en une belle fusion avec une nature idéalisée et recomposée. Des toiles, à tout le moins, qui nous entrainent vers notre propre imaginaire, en sonorités picturales qui incitent au voyage vers d’autres mondes.

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Notre perception reste, certes, très personnelle, mais n’est ce pas l’ambition de toute oeuvre d’art? ” La couleur est l’oeuvre, pas le prétexte de l’oeuvre” déclare l’artiste, reprenant à son compte une citation de Nicolas de Stael,  et de fait, ses toiles magistrales en illustrent toute l’évidence. www.pierreboueduberge.com

trois splendides expositions et manifestations qui nous font décidément adorer notre métier, en toute humilité !

Catherine CLERC,magmozaik64200@gmail.com

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