Tendances

Published on mai 20th, 2015 | by MagMozaik

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Un nouvel espace de vie

Les Halles de Biarritz renaissent enfin de leurs cendres, après 2 ans et demi d’efforts pour moderniser et rénover le bâtiment classé monument historique, en respectant la structure originelle, selon des normes sanitaires et de sécurité actuelles et pour inscrire ce pan de mémoire de la ville dans un cadre piétonnier. Le 20, place Sobradiel, s’achevaient les travaux de restructuration et d’aménagements en profondeur, élaborés dans une logique de mutualisation des moyens avec l’ensemble de l’agglomération . Un coup de chapeau à l’architecte Patrick Lafargue et à Zigor pour sa merveilleuse fontaine. Petit retour sur 2 ans et demi de réhabilitation complète et perspectives d’avenir.



Nous sommes bien à Biarritz… ville océan et de quelques pluies!!

Un coeur de ville redynamisé

De septembre 2012 à mai 2015, tout un quartier vital de Biarritz, en termes touristiques, économique et social, s’est cousu main de nouveaux atours urbains. Une parure de bien vivre conçue avec de multiples partenaires financiers, conscients que Biarritz est aujourd’hui, au niveau international, une vitrine de l’identité culturelle et touristique basque, bien que ce label national ait fait grincer, en vain, bien des dents. 6, 9 millions d’euros ont permis de faire de ces espaces, de véritables modèles du bien vivre urbanistique. L’ACBA a apporté sa forte contribution à hauteur de 28%, le Conseil Départemental des Pyrénées Atlantiques s’est impliqué sur 5% du budget et l’Etat sur 0,4%. La ville a financé le reste. 2 grandes phases ont rythmé ce dispositif de revitalisation.

Lili-à-Bordeaux-Biarritz-Nouvelles-Halles

– Le rajeunissement du bâtiment classé a duré pratiquement 2 ans, jusqu’en juin 2014 pour un coût de 4,9 millions d’euros. Il a nécessité le transfert intégral du marché vers l’ancien garage Honda de l’Avenue Kennedy et un bel effort à saluer pour que se poursuivent les activités des Halles.

– De novembre 2013 à mai 2015, s’est effectué le complet réaménagement du plateau des Halles avec refonte complète des réseaux souterrains et recomposition de la voirie dans une optique du mieux vivre urbain (rues piétonnières ou semi-piétonnières, place avec lampadaires et fontaine artistique, zones de stationnement mieux étudiées et charte des terrasses). 2 millions d’euros pour trouver un équilibre entre vie diurne commerçante et nocturne, plus ludique et gastronomique.

Des perspectives d’activités culturelles et artistiques

Il ne nous appartient pas ici d’évaluer le potentiel commercial ou touristique de tels aménagements mais bien plutôt de souligner les perspectives qu’ils offrent en termes d’animations culturelles et artistiques.

– Dès le 25 mai, la place Sobradiel accueillera une pièce du Théâtre dans la Ville avec toutes les interrogations qui se posent quant à la présence quotidienne des marchands forains en ce lieu. « Quoi qu’on caquète » nous offrira, dès 11h00, un petit bijou de commedia dell’arte contemporaine signé Samuel Jego qui joue, en compagnie de Joëlle Bagard, sur des décors de Virginie Salane. Une savoureuse pièce qui déambule, de scènes classiques en textes contemporains, sur un chemin de table tout en recettes de cuisine. Jubilatoire . Un délicieux repas de mots où les spectateurs s’invitent au menu par la grâce du rire et de la virtuosité des acteurs. De retour d’une tournée en Suisse, le spectacle repart bientôt en Espagne dans les lycées français.

gravure campet

– Et puis le 7 juin, place à Biarritz des Années Folles qui prouvera dès 11h00 combien l’espace peut être convivial et nous entrainer en une époque où on laissait le temps au temps… Les petits métiers des années 20 déambuleront, les élégantes se promèneront au son des txistus, des chants et des hauts basques…A ne pas rater!

– On verrait bien néanmoins ce lieu de détente et de promenade envahi par quelques peintures sur chevalets au coeur de l’été ou d’improbables mimes et clowns…Et le soir venu par des musiciens!

– Enfin, comment ne pas évoquer Kepa Akio, alias Zigor, sculpteur sur bois et acier né à Aretxbaleta au Pays basque espagnol, également poète, reporter et philosophe qui signe sur cette place une oeuvre/fontaine magistrale qui n’a coûté à la ville (précision de Michel Veunac) que le prix de la fonderie, soient tout de même 105 000 euros.

www.biarritz.fr

Catherine CLERC,magmozaik64200@gmail.com

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