Actualités

Published on juillet 7th, 2014 | by MagMozaik

0

Un été d’expos au Pays Basque

L’été est là et les expositions fleurissent au quatre coins du Pays basque! De modestes à grandes, d’artistes en devenir aux grands noms de l’art contemporain, la rédaction de Mozaik en a sélectionné quelques unes  à ne rater sous aucun prétexte. l’Occasion aussi de prendre le temps de flâner de musée en galerie, de Bayonne à Bilbao.

Dossier réalisé par Antoinette Paoli

Georges Braque au Musée Guggenheim de Bilbao, jusqu’au 21 septembre 2014

Après la grande rétrospective que le Grand Palais avait consacré à cet artiste majeur en 2013, c’est au tour du Musée Guggenheim de présenter la sienne, à l’occasion du 50ème anniversaire de la mort de l’artiste (1882-1963), l’une des figures de proue de l’avant-garde du début du XXe siècle. Il s’agit d’un parcours chronologique qui couvre toutes les étapes de sa trajectoire artistique, de ses débuts dans le Fauvisme jusqu’à ses dernières séries : les ateliers, les oiseaux et les paysages de Varengeville. Grâce aux  prêts du Centre Georges Pompidou et d’autres grandes collections publiques et privées du monde entier, l’accrochage offre près de 250 pièces, parmi lesquelles  quelques-uns des grands chefs-d’œuvre de celui qui fut précurseur du Cubisme avec Picasso et l’inventeur de la technique de collage avec les papiers collés. Par ailleurs, l’exposition, organisée avec le soutien du mécénat éminent de la Fundación BBVA, approfondit l’étude de ses peintures de natures mortes (où sont repris les guéridons et les compotiers), de canéphores et de billards d’après-guerre, ainsi que celles consacrées aux ateliers et aux oiseaux réalisées presque à la fin de sa vie, qui élargissent et résument ses recherches artistiques.

Horaires et infos pratiques sur http://www.guggenheim-bilbao.es/fr/

10_Nature morte à la nappe rouge

Toujours au Guggenheim, une grande rétro de Yoko Ono jusqu’au 4 septembre : “Half a-wind-Show”

Half-a-Wind-Show est la plus vaste exposition organisée à ce jour en Europe sur l’oeuvre de l’une des artistes les plus influentes de notre
époque, une légende vivante à l’avant-garde non seulement de l’art contemporain, mais aussi de la musique et du cinéma expérimental.Au fil de plus de soixante ans de production, Yoko Ono (née à Tokyo en 1933) a été reconnue comme l’une des artistes d’avant-garde les plus inclassables. Pionnière dans les spécialités artistiques auxquelles elle a consacré sa vie, l’artiste est ainsi rangée parmi les précurseurs de l’art conceptuel, du cinéma expérimental et de la performance, sans négliger son apport à la musique, puisqu’elle est l’auteur de nombreux albums. Sur les cimaises du troisième étage du Musée, le visiteur va pouvoir explorer le large éventail de médiums auxquels elle a recouru au cours de sa trajectoire : des arts plastiques aux installations, à la vidéo et à la performance en passant par le dessin, la poésie, le cinéma ou la musique. Ses pièces adoptent des formes et des supports éclectiques pour remettre en questions les idées conventionnelles sur l’art et suscitent des interrogations radicales sur l’existence humaine.

Yoko Ono_Half_a_Room_1967

Yoko Ono_Half_a_Room_1967

L’imagination au pouvoir!

Le point de départ de nombre de travaux de Yoko Ono est donné par ses Instructions , sorte de directives verbales ou écrites qu’elle adresse au public pour l’exécution d’actions utopiques ou réalisables. Reconnaissant au spectateur un rôle actif dans le processus de création, elle l’incite à participer et à approfondir sa propre réflexion sur lui-même et le potentiel de l’esprit.Un parcours fascinant des principaux thèmes et concepts explorés au cours de sa carrière, comme sa foi dans le pouvoir de l’imagination, son engagement politique, son sens de l’humour et de l’absurde ou encore sa sensibilité face aux conflits mondiaux ou à la place de la femme dans la société. Autant d’idées qui s’inspirent de sa propre biographie mais aussi de questions universelles qui l’ont conduit à se mobiliser souvent pour des causes comme la paix et les droits des femmes.

Indica ptg

Yoko Ono_Add_Color_Painting_1966

 

“La Terre des Paysans” : Photographies de Raymond Depardon à Urrugne , salle posta, jusqu’au 31/07

Peu de photographes français ont pris ce temps nécessaire pour explorer le monde paysan de nos régions. Né de parents agriculteurs, Raymond Depardon a réalisé ses premières photographies dans la ferme natale du Garet, près de Villefranche-sur-Saône, qu’il quitte dès 18 ans pour être photographe à Paris. Pendant des années, il parcourt le monde, comme photographe, puis comme cinéaste, en quête d’images qui racontent le monde. Pour autant, la ferme de ses parents, et le sentiment de l’avoir abandonnée, ne cessent de l’obséder, au point d’apparaître en filigrane dans nombre de ses travaux.

 

Le Villaret, Lozère, 1993. Copyright : Raymond Depardon / Magnum Photos

Ce n’est qu’en 1995, avec la publication du livre “La Ferme du Garet”, qu’il explore ce lien originel, et, libéré, peut envisager le projet de filmer, sur une dizaine d’années, la vie rurale en moyenne montagne, dans la France des années 2000. En naît la trilogie “Profils Paysans” : “L’approche” (2000), “Le quotidien” (2005), et “La vie moderne” (2008), en parallèle de laquelle Raymond Depardon continue à photographier, en noir et blanc, puis en couleur. Produite à partir du livre éponyme paru à l’automne 2008, l’exposition restitue ce parcours à travers plusieurs ensembles d’images, prises entre 1960 et 2007. Elle donne ainsi un aperçu de cet attachement à la terre des paysans.

“Bring me the street”  :  GO IN à la Spacejunk Galerie, rue Ste Catherine, Bayonne. Jusqu’au 19/07

Pour sa dernière proposition de la saison,  la galerie bayonnaise dédiée au Street Art  présente Goin , un artiste urbain contemporain et combatif. À lui seul, il résume l’état d’esprit d’une génération en colère et désabusée par la corruption et les inégalités qui gagnent sans cesse du terrain. L’exposition Bring me the Street, est une nouvelle occasion pour l’artiste d’interpeller les visiteurs sur la nécessité d’une insurrection pacifique mais sans compromis…Héritier du mouvement Dada au sens “du bon usage de révolte”, Goin « tape sur tout ce qui le dérange » et invite le public à remettre en question toutes postures à tendance dogmatique.

20140612_202302

Ronald Macdonald kamikaze. Photo AP

Cette démarche, Goin la puise dans l’esprit originel du punk, un mouvement anti-conformiste, largement créatif et solidaire, qui voit dans la révolte le moyen de défendre les libertés fondamentales et de tirer l’individu de sa solitude. « Je me révolte donc nous sommes » écrivait Albert Camus dans l’Homme révolté. À coups de bombes, de pochoirs et de détournements pop-trash, les œuvres de Goin pourfendent le système oligarchique et suscitent un nouvel activisme humaniste ! Allez-y vite, plus que quelques jours pour découvrir cet artiste explosif!

Génération Lartigue à la villa Beatrix Enea, Anglet. Entrée libre. Jusqu’au 31/08  

La Ville d’Anglet présente une exposition de photographies réalisées par François Lartigue, petit-fils du renommé Jacques Henri. C’est aussi l’occasion de saluer un héritage artistique remarquable qui se transmet dans la famille Lartigue au fil des générations. Rares sont les artistes qui ont le privilège d’appartenir à une famille où la passion de l’art se partage, se transmet de génération en génération et s’exprime à travers des sensibilités bien différentes. La famille Lartigue est de celles-là : elle nous surprend par sa vitalité qui se décline en autant de parcours singuliers.

François_Lartigue-Place_Prosper-Goubaux_Paris_

François_Lartigue-Place_Prosper-Goubaux_Paris

De la peinture à la photographie, d’une génération à l’autre, cinq artistes d’une même famille sont passés d’une époque à une autre en perpétuant un sens de l’observation, un certain regard, avec cet esprit à « en faire quelque chose ». La transmission commence avec Jacques Henri Lartigue (1894-1986), mondialement renommé pour sa photographie en noir et blanc qui capte l’atmosphère de l’époque, les moments éphémères, les êtres, avec une approche des plus sensibles et intimistes, d’une grande modernité dans ses cadrages. Il mène en parallèle son activité de peintre, où le souci de l’instantané se manifeste avec la même fraîcheur.

www.anglet.fr

 

 

 

 

 

This Post Has Been Viewed 51 Times


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Back to Top ↑