Politiques culturelles

Published on janvier 11th, 2017 | by MagMozaik

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Un coeur de vie culturel et citoyen dynamique

Le Musée Basque et de l’histoire de Bayonne présentait aujourd’hui son programme 2017, riche d’un fantastique record de fréquentation en 2016. L’occasion de rappeler combien cette institution née en 1924 a su se définir comme centre de vie majeur de la vie bayonnaise et reflet de tout un territoire de cultures dynamiques, ouvertes sur le monde, la création et la vie citoyenne!

Des records d’affluence

Le 2 février 1924 naissait un musée dédié aux traditions et cultures basques mais qui, au delà de sa fonction artistique, fut immédiatement perçu comme un lieu de vie et de rencontres fantastique allant au delà de sa vocation première d’expositions et de préservation d’un patrimoine culturel, matériel et immatériel immense, enrichi, préservé et  magnifiquement transmis en multiples formes transversales, in situ ou hors murs depuis lors, vers un public de plus en plus attiré par l’imagination et l’accueil chaleureux en diable de ses espaces multiformes. 2016 restera dans les annales de la vénérable maison avec une fréquentation en progression de 30,5% par rapport à 2015 et plus de 60 000 visiteurs, un record absolu en interne sur ses meilleures années mais aussi un chiffre étonnant le hissant dans le top 14 des 1200 musées labellisés de France. Un succès qui ne doit rien au hasard mais tout à ses ambitions et ses positionnements, affirmés, affinés et diversifiés au fil des années.

Certes, l’implication forte aux côtés de Donostia 2016, soutenue largement par la ville,  a amplifié un mouvement déjà présent et simplement « boosté » par l’ampleur et la qualité exceptionnelle des « Traités de Paix » cet été. 34 000 visiteurs, autant que pour le Musée San Telmo qui se situait pourtant au coeur du vaste dispositif muséal imaginé dans ce cadre de capitalité européenne dédiée à la paix et les moyens de la propulser en ce territoire basque tant meurtri et lacéré de maintes cicatrices de violences. Mais au delà le phénomène s’est largement confirmé avec 3495 visiteurs lors des 2 journées européennes du patrimoine et une fréquentation hors saison au dernier trimestre de 32, 6% par rapport à l’an passé, 43, 3% d’entrées payantes et 56, 7% en gratuité sur l’année, ratio très correct pour des réflexions muselles qui visent à rendre la culture accessible au plus grand nombre et de plus en plus.

Autre raison du succès, la qualité incroyable des expositions et événements de tous ordres proposés avec une volonté d’exporter nombre d’entre eux sur l’ensemble du territoire, de Bardos à Pampelune en passant par Saint Jean Pied de Port. De fait l’institution a su, au delà de sa fonction muséale, devenir un vrai lieu de vie, de découvertes, de rencontres et de partages, accueillant une multitude de débats, de conférences, de propositions interactives, de présentations de disques ou de livres, voire des concerts intimistes et dont nous avons souvent parlé notamment lors de la magnifique et époustouflante  exposition consacrée à Donostia avant 1813. Un positionnement renforcé par la volonté de la ville pour laquelle un tel lieu inscrit en coeur de ville n’a de pertinence que s’il propose des événements qui collent à la peau patrimoniale et historique d’une cité et de son territoire basque. Un point d’ancrage désormais bien actif et réel qui tisse, à travers un formidable travail de médiation et de mémoire, des liens sociaux avec les habitants et les jeunes générations et que l’atmosphère nouvelle du Musée traduit amplement.

Un programme 2017 ambitieux

Une double stratégie marque cette années nouvelle. Le Président Jean-Claude Larronde, le directeur du Musée Rafa Zulaika et Yves Ugalde, premier président du Syndicat mixte du Musée et Adjoint à la culture et au jumelage, affirment l’impérieuse nécessité de s’ouvrir au monde de l’entreprise en des formes à définir qu’il s’agisse de mécénat, d’accueillir des actions de communication à vocation culturelle ou d’exporter des expositions au coeur des entreprises. Voilà une ambition qui devrait réjouir bien des artistes et des structures qui se battent en ce sens comme Art’Is. Second axe prévu? promouvoir, en une vaste campagne de communication, les collections permanentes du Musée et de la ville qui s’attèlera cette année à rapatrier les oeuvres éparpillées, notamment la collection Gramont, en d’autres lieux, le château de Pau en priorité.

Bien des événements exceptionnels, identitaires ou ouverts sur bien d’autres horizons dont a participé la ville au fil de son histoire, jalonneront cette année, dès aujourd’hui, en différents espaces.

Sur la salle Xokoa, la plus immédiatement accessible au public dès l’entrée, en ce vaste  vestibule où les plus beaux fleurons de l’édition locale rivalisent de qualité avec notamment les Editions Koëgui de Guy Néplaz, de belles ponctuations attendent le public. Seaska et son calendrier annuel puis, dès le 17 janvier les peintures impressionnistes du navarrais Juan Carlos Pikabea, très attaché aux paysages et coutumes basques, suivi de l’exposition interactive pour décider du visuel emblématique des Fêtes de Bayonne 2017. Le printemps verra éclore le second volet d’archives photographiques d’avant et après consacré au Pays Basque intérieur. D’autres pistes non encore confirmées complèteront le dispositif avec notamment une exposition sur la danse basque de Ramiro Arrouet, en collaboration avec la ville de Biarritz et une seconde évoquant les voyages de la langue basque dans le monde avec l’Académie de la langue basque.

Dans les autres salles d’étages qui accueillaient récemment les « Traités de paix » et Charles Fréger, une superbe exposition, du 3 mars au 30 avril, consacrée au mouvement Eresoinka (1937-1939), investira les lieux en co-production avec Donostia 2016 et Sare dont on espère qu’elle présentera le magique et trop éphémère ballet créé à cette occasion par la Dantzaz Konpainia à Anglet en video. Autre temps fort du 15 juin à novembre prochain, l’exposition itinérante du Musée de l’histoire de Nantes, « Les esclaves oubliés de l’ile de Tromelin » dont le bateau, « L’Utile »flûte de la Compagnie des Indes Orientale fut construit et armé à Bayonne en 1760 avant de s’échouer sur un ilot désert aux environs de Madagascar en juillet 1761, abandonnant ainsi à leur sort 80 esclaves. Seuls 7 femmes et un bébé seront finalement sauvés en 1776 par l’enseigne de vaisseau Tromelin! Une exposition interactive et multimédia mais aussi teintée d’archéologie qui s’efforcera de retrouver les descendants de l’équipage.

Une bien belle année en perspective à suivre de toute évidence et qui a commencé pour nous par un somptueux petit déjeuner offert par la pâtisserie Mauriac et le chocolatier pascal!! Un peu de douceur à la bayonnaise!

Pour toutes infos: www.musee-basque.com

Catherine CLERC, magmozaik64200@gmail.com

Photos Musée Basque et mozaik

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