Vu dans la presse

Published on janvier 28th, 2017 | by MagMozaik

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Solo en scène: de folles diversités en 4 partitions

4 artistes seuls en scène du 9 à 11 février au Centre Culturel Mendi Zolan. 4 petites pépites de drôlerie caustique et ravageuse, de poésie tendre. 4 feu follets fragiles aux limites d’un absurde de funambule sur le fil de nos émotions ou de nos nostalgies d’antan et 4ème édition d’une manifestation tout en fraicheur et créativité. Un challenge insensé relevé haut la main en une ville de métissages et de diversités culturelles qui décidément se conjugue en mode culturel éclatant et pertinent.

Fragilités, poésies et fines sensibilités président à cette nouvelle programmation en des inspirations et thématiques très différentes., entre théâtre, danse et chant.

La Compagnie Typhus Bronx allume la mèche de ce feu d’artifice le 9 février à 20h30 en une délicate et burlesque exploration des frontières de la folie. Le Délirium du papillon met en scène Typhus, enfermé dans une chambre où tout est blanc. Vous, vous êtes enfermés dans sa tête où tout est en vrac. Tout ça, c’est à cause du papillon, satanée bestiole, qui s’agite à l’intérieur de lui. Mais aujourd’hui est un grand jour : c’est le jour de sa (dé)libération!. Alors vous êtes tous conviés à la fête… qui a toute les chances de déraper ! Ne vous en faîtes pas, Typhus veille pour que ce ne soit pas trop le Bronx… Un voyage absurde et grinçant dans les arcanes de la folie, tissé sur le fil de fines émotions acérées, cinglantes. Un spectacle délirant, touchant, drôle et percutant où notre petit feu follet si fragile, enserré en son carcan de camisole, physique et/ou chimique, s’évade en un imaginaire où tout est prétexte à s’inventer un bestiaire poétique mais aussi très cruel, du lapin au papillon, en des pulsions incontrôlables que la libération imminente le pousse à cacher, à enfouir, à défaut de les maitriser. Drôle de petit bonhomme enfermé entre les murs de ses rêves interdits mais si puissants que le papillon risque de se briser les ailles. Une co-production Le Champ de Foire, Saint André de Cubzac.

Le lendemain, place aux « Confessions d’une femme hachée ». Une fille de boucher, à l’humour bien affuté et tranché, nous livre les morceaux les plus intenses de son histoire cabossée. Une femme hachée, déstructurée dans ses certitudes et ses vécus pas toujours drôles. Une femme écartelée, en vrac, souvent laminée, que la symbolique de la boucherie restitue en contre point comme une nécessité de laisser jaillir, à grands coups de couteaux les souvenirs acérés, de ceux qui font mal et se cisèlent au coeur de la souffrance, des non dits à faire éclater comme des cris d’urgence, d’audace, salutaires. Une femme qui, à travers les objets et le rire délivre un irrésistible devoir de résistance face à tout ce qui, dans les normes sociales, la musèle ou entrave ses audaces insensées. Derrière la poésie clownesque et la force symbolique de l’objet, l’universel et l’intime s’entrelacent…Un spectacle co-produit et soutenu par le Conseil départemental des Pyrénées Atlantiques (64), l’Agglomération Sud Pays Basque (64) , la Ville de Lille / Maison Folie Moulins (59), Lacaze aux sottises (64) , la Drac Aquitaine (projet de médiation avec la prison de Pau), Hameka, le Centre culturel Mendi Zolan (64), leThéâtre des Chimères (64), l’Usinotopie Fabricant d’Ailleurs (31) et le Festival Marionnettissimo (31).

Le dernier soir, danse et musique se la jouent en duo. En première partie, Léa Darrault  nous interroge: Et « Si la neige était rouge »? Une manière élégante et gracile de réveiller nos imaginaires d’enfants qu’une féérie de lumières, de sons et de danses nous incite, en douceur, à revisiter, à ré-ouvrir comme un vieil album photos dont nous, adultes, aurions, au fil des années de raison, perdu le sens ludique et magique à la fois. Si, le temps d’un instant, nos images étaient ramenées à quelques mouvements de notre corps ? Si la neige était rouge alors qu’il est évident que dans notre réalité elle ne l’est pas ? La danse est une réponse possible. Le corps parle de lui-même, il ne ment pas. Chorégraphie et interprétation signées  Léa Darrault, scénographie épurée, tout en contrastes de lumières, imaginée par Carol et Léa Darrault sur un espace lumineux sculpté par Léa Striffling et une partition cristalline de Simon Rubio.

Et puis, cerise sur le gâteau en seconde partie, notre ami Abdel chante Brel. Il n’interprète pas, il revisite, revit à sa manière enflammée, émouvante, ce pan sensible et magnifiques de nos mémoires qu’occupent à jamais les chansons ciselées, hurlantes et déchirantes du grand Jacques. Nous avons découvert ce petit bout d’homme nerveux, passionné et passionnant grâce à Angela Mejias qui n’a pas son pareil pour découvrir des talents impertinents, ébouriffants. On lui doit Abdel mais aussi Exo Set et Cumbiam’Bero. Expressif en diable en gestes qui n’appartiennent qu’à lui, Abel se ré-approprie un répertoire qui lui colle à la peau, à la sensibilité exacerbée en une scénographie qui ne vous laissera pas de marbre. A voir et vivre absolument!

Jeudi 9 février 20h30 théâtre 12€ – 6€. Durée : 60min. Genre : clown caustique. Compagnie Typhus Bronx. Vendredi 10 février 20h30 : théâtre 12€ – 6€. Durée : 45 min – Genre : Théâtre d’objets. Compagnie Nanoua. Samedi 11 février 20h30 danse 12€ – 6€ 1ére parties. tout public à partir de 5 ans Durée : 37 mn – Genre : Danse. Samedi 11 février 20h30 Chant 12€ – 6€ 2éme partie, Abdel Khelil. Durée : 60 mn – Genre : Imitation/Chant

Catherine CLERC, magmozaik64200@gmail.com

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