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Published on juillet 11th, 2015 | by MagMozaik

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Noticias de Pamplona…Opus 5

Jeudi 9 juillet 2015 …Les fêtes de Pampelune, ce sont le Txupinazo, les encierros, les corridas, les soirées dans les nombreux bars de la ville, les feux d’artifice, la procession, les peñas, les géants et les grosses têtes, le Pobre de Mí, et bien d’autres choses. Un mot clé résume tout cela : l’émotion, qui prend plus de sens au pluriel en parlant des émotions.
La corrida d’hier d’abord, avec Sébastien Castella, enfant de Béziers, Iván Fandiño, enfant d’Euskadi, et Alejandro Talavante. Castella et Fandiño ont ensorcelé les spectateurs de la Monumental de Pamplona avec une bonne recette, des passes changées dans le dos en début de faena. Une faena d’aguante de haut niveau pour laquelle une connaissance approfondie du taureau est nécessaire concernant Sébastien Castella. Une faena au mérite, avec une exposition franche et des muletazos parfaitement mesurés pour Iván Fandiño. Tout cela face aux deux premiers taureaux, les plus nobles, francs et collaborateurs du lot envoyé par l’éleveur madrilène Victoriano del Río. Lorsqu’il n’y a aucune défaillance du côté des hommes comme de celui des taureaux, la faena prend de l’ampleur et  la réussite est au bout. Résultat, deux oreilles (une chacun), justes et méritées.
Ce matin, c’était aussi le quatrième encierro avec les taureaux de Fuente Ymbro. La veille au soir, je suis allé les voir au corral de Rochapea, qu’ils quitteront à 8 heures pile pour l’encierro. De poids assez variables, ces taureaux ne m’ont pas beaucoup plus. Mais bon, cet élevage a triomphé pendant de nombreuses années. Faisons confiance à l’éleveur… Je m’attends cependant à ce que ces taureaux courent séparés, à cause du poids qui me semble « fuera de tipo » pour certains. Ils s’échelonnent de 530 à 585 kilos.
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Hommage à Daniel Jimeno encorné et décédé le 10 juillet 2009 – Parents au centre.

Pour la première fois depuis le début des Sanfermines, le troupeau est un peu étiré. Les coureurs ont accès aux taureaux, plus accessibles que les trois premiers jours. Mais la vitesse est restée élevée, ce qui rend difficile les encierros. Les coureurs chevronnés attendent – espèrent plutôt – un encierro plus accidenté d’ici la fin des Sanfermines, afin de pouvoir assouvir leur passion.

Un taureau attardé ferait leur plaisir. Cela leur permettrait de s’exposer, d’attirer le taureau à eux, de les guider vers les arènes, de montrer leur savoir-faire et de vivre un moment d’éternité en sa compagnie. Ce taureau est attendu par beaucoup. Mais les taureaux courent vite cette année, plus vite que jamais, et cela rend la course compliquée. Même les cabestros (les bœufs accompagnateurs) semblent plus « professionnels » que voilà quelques années. Sont-ils entraînés comme les taureaux avant les encierros de San Fermín ? C’est une question  que se posent de nombreux coureurs.

Les amis du club taurin d’Airbus n’ont pas voulu manquer un moment fort : la prière à San Fermin à 8 heures moins cinq, moins trois et moins une, et deux d’entre eux n’ont pas hésité à patienter toute la nuit en haut du mur de Santo Domingo pour assister à la prière que les coureurs chantent à San Fermín tous les matins, dans cet étroit couloir qui verra passer les taureaux dans quelques instants. L’émotion du moment n’est feinte à aucun moment car les fauves seront là, dans quelques secondes, vraiment près, six taureaux superbement armés, aux cornes effilées, accompagnés de six bœufs. Le troupeau occupera toute la larguer de la rue de Santo Domingo.  San Fermin, et seulement lui, veillera alors sur les coureurs qui auront le courage et la passion suffisante pour précéder cette masse noire au galop et aux cornes pointées en avant.

La prière dit :

« A San Fermín nous demandons
Parce qu’il est notre Patron,
De nous guider à l’encierro
En nous donnant sa bénédiction. »

« A San Fermin pedimos
Por ser nuestro Patrón
Nos guie en el encierro
Dándonos su bendición »
Alea jacta est.

Autre moment d’émotion ce matin. Rappelez-vous : le 10 juillet 2009 tombait pendant l’encierro Daniel Jimeno, mortellement encorné par Capucino, un taureau de Jandilla. Comme chaque année, après l’encierro, les parents de Daniel étaient présents à Pampelune ce 10 juillet, anniversaire de la disparition du fils de la famille. Poignées de main, abrazos, courts échanges et regards francs. Ces personnes sont admirables. Malgré une douleur encore intense, ils souhaitent le plus grand bien à l’encierro de Pampelune. Ils souhaitent qu’il perdure car c’était ce qu’aimait le plus leur fils Daniel. Emotion intense, les yeux humides et la promesse de se revoir… Intense émotion, digne des plus grands événements, des plus grandes fêtes.

Car l’encierro de Pampelune est une fête. Pas seulement joyeuse. Parfois déchirante. Mais c’est une fête 

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