Sélection des gourmets

Published on mars 27th, 2016 | by MagMozaik

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My name is Bon…Jean Bon!

Il y a manière et manière d’arriver à bon…Porc! La première, très charnelle guide nos narines et nos papilles vers une destination goûteuse, le jambon de Bayonne dans tous ses états et ses plus beaux atours de concours. La seconde, plus sensible, nous ramène, tout en émotion et nostalgie , en photographies, vers une époque où l’on savait donner du temps au temps et prendre l’infini plaisir de se rencontrer, de se raconter autour du cochon, nourri avec soin, à tuer et à transformer en cochonnailles, très souvent partagées! Cette semaine de la 554 ème  Foire au jambon  de Bayonne nous plonge d’emblée, en 3 temps bien distincts, au coeur d’un événement déjà à mi-chemin du millénaire, parmi les plus célèbres, et prisés, du monde entier. En cette matinée ensoleillée le concours du meilleur jambon fermier apporte ses fragrances subtiles et alléchantes à l’exposition toute proche de Daniel VELEZ, en un pré carré où le mot tradition se saurait  se galvauder impunément! Enfin l’omelette légendaire vient clore une manifestation incontournable.

Le meilleur du jambon!

Circulation impossible, foule dense, façades en verve de bon mots joliment tournés et nés de l’imagination de Patrick de Mari et Blandine Vier, chapiteau où se pressent les fins gourmets et amateurs de bonne chair ou de produits d’ici ou d’Auvergne et d’ailleurs, frénésie des livraisons pour régaler bien des palais, notes et txistus qui fleurent bon les bandas et les salaisons…Oui, décidément, la foire a bel et bien élu domicile, pour 4 jours, au coeur des remparts sur les deux rives de la Nive! Sur les gobelets et les sacs des exposants, Glen Baxter fait souffler un vent impertinent, absurde, surréaliste et cocasse! Ses 3 oeuvres originales s’exposent au Musée Basque en un quai des Corsaires qui méritent bien son nom de flibuste! Des cochons et des hommes, nous en trouvons Galerie des Corsaires et sur les totems !

Premier jour et déjà le jambon accapare tous les regards en un concours du meilleur jambon fermier! Arcangues, Ustaritz et les Aldudes en vedette américaine pour un trio gourmet à décoiffer ! La mise aux enchères du produit lauréat s’annonce serrée entre une américaine et l’Aviron Bayonnais qui l’emportera néanmoins pour 500 euros. Ouf, l’honneur est sauf! L’occasion pour nous de déambuler de stand en stand, histoire de déguster quelques délices fromagers ou charcutiers au coeur d’une foule très festive et décidément bien compacte, surtout aux abords du Bar du Marché, lieu emblématique s’il en est!

Dans le jambon, tout est bon

C’est justement en ce lieu que nous découvrons l’exposition de photos de Daniel Velez consacrée, bien sûr au jambon dans tous ses états, mais aussi aux pans de vie et de paysages de ce Pays Basque qu’il affectionne tant. Voilà un artiste toujours aux aguets, prompt à capter l’image insolite, authentique au bon moment! Depuis plus de 40 ans, il sillonne nos villes et nos campagnes à l’affût de la vraie vie. Aujourd’hui, il revendique un statut d’électron libre pour exprimer en clichés tout son immense talent mais surtout mettre le focus sur de nombreux photographes qu’il souhaite propulser.

Le lieu? L’arrière salle de l’association Eusko Ikaskuntza dont il espère, à terme, faire un espace d’exposition dédié aux photographes virtuoses. L’an dernier, il avait su investir l’espace pour une contre-proposition artistique de “Kulture Sport”. A terme, il envisage de réaliser, en contrepoint de l’exposition des frontons au Didam, un petit florilège des frontons emplis de leurs joueurs.

Parade d'omelettes

Samedi matin, un grand soleil pour une journée printanière. Les penas en lice s’affairent en préparation d’omelettes savoureuses et redoublent d’imagination en décoration de stands! Le concours passe par le talent des chefs, la bonne humeur et aussi par le savoir présenter tout de même. Notre Alain Darroze, trublion de la permaculture et du bien manger nous revient, en verve et verbe haut fleuri, de Singapour avant de vivre quelques passions russes en avril! A ses côtés, un autre électron libre de la slow food qui arbore un joli bandeau en samourai de Bizi Ona. Il faut dire que Bixente Marichular, du Musée du Gâteau Basque, a ramené d’Osaka quelques habitudes vestimentaires étonnantes! Un subtil cocktail en gestes, mots, et savoir faire dont seuls nos deux compères ont le secret!

Une frénésie de création virevolte, s’envole en fumets délicieux. Les omelettes vont bon train, à croire que ces deux là s’affairent davantage à régaler les papilles de visiteurs qu’à concourir! La pena Bizi Ona? Itinérante pour l’heure! Elle a besoin de sang neuf et jeune car les esthètes ont tous les âges non? A bon entendeur!!!

Catherine CLERC, magmozaik64200@gmail.com

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