Coups de coeur

Published on mai 22nd, 2015 | by MagMozaik

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Les Corsaires hissent la grand voile

Voilà une Galerie qui n’en finit décidément pas de caracoler sur les vagues de créativité pour le moins impétueuses. A peine achevée l’exposition de Claude Jammaerts et Isabelle Esnult, à peine décrochés des cimaises les kakémonos du même artiste à Mendi Zolan et terminée la rencontre du collectif de la galerie avec celui de Beart à Bergara que déjà se profilent de nouveaux événements inventifs et originaux. Petit focus…

Quelques piqûres de rappel

– Avant de se définir comme une galerie hyperactive, experte en l’art de dénicher et d’exposer de multiples talents, toutes disciplines confondues, de la photo à la peinture, de la sculpture aux objets design, selon une cadence pour le moins rapide, les corsaires sont des artistes hors des sentiers battus qui aiment s’aventurer en des imaginaires et des univers très diversifiés. Le capitaine du flamboyant 3 mats, André Goupille, s’ingénie à dérouter son public, oscillant entre compositions fines, élégantes et subtiles qui sublime l’image de la femme, créations plus abruptes à partir de matières de récupération métalliques et évanescents paysages où claque la lumière et la couleur en mouvements délicats. Un grand écart qui n’est pas pour nous déplaire tant son talent foisonne de styles toujours différents. Qu’on ne s’y trompe pas! Rares sont les vernissages où Jean-René Echegaray ou Yves Ugalde ne viennent pas en esthètes avisés qu’ils sont. La fidélité reste un art qu’ils savent pratiquer avec justesse et souvent, discrétion.

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Mica

– Et puis suit l’équipage, toujours prêts à monter au créneau pour qu’éclosent de nouveaux talents émergents ou affirmés, mais trop pudiques pour se placer sous les feux de la rampe. Sauf qu’ici, l’ambiance conviviale, et presque confidentielle, les incite à sortir de leur tanière. Claude Jammaerts, génial citoyen du monde, navigue en des eaux subtiles et raffinées où l’écume de ses kakémonos nous invite en des univers emplis de spiritualité mystérieuse. Quand le galion affronte des eaux trop houleuses, Mica jette l’ancre en ce pays basque où mer et montagne se côtoient. de sa partition picturale jaillissent des symphonies au couteau où des paysages, aux infinies nuances colorées, parfois violentes et fougueuses, tissent un territoire farouche et fier, chargé d’émotions non dites.

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Julia Ratsimandresy

Mais irrésistiblement, Julia Ratsimandresy fixe un nouveau cap vers Madagascar où la ramène son enfance, en tableaux réalistes teintés de rêveries poétiques, aux frontières du figuratif et de l’abstrait. Michel Chalot s’improvise conteur des voyages en tableaux qui racontent toujours une histoire ou laissent chacun s’inventer sa propre histoire.

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Michel Chalot

Finesse du graphisme et couleurs chatoyantes illuminent ses créations où se juxtaposent de multiples techniques (aquarelle, acrylique, collage, lithographie) en une spontanéité créative jubilatoire. Enfin, au gré des expéditions, Alain Camou assure toujours des escales lointaines où il déniche et promeut de nombreux talents, notamment à Cuba, point d’ancrage récurrent.

Un collectif …très actif!

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4 saisons vues par André Goupille

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Et Pierre Ballue

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– On comprend mieux la curiosité vivifiante de ce collectif, prompt à défricher de nouveaux territoires créatifs vierges ou insolites. Remp’Arts, manifestation désormais bien implantée sur Bayonne (15 et 16 août cette année)  en démontre bien le flair infaillible! Pour l’heure, André Goupille nous propose un voyage entre deux époques au sein de sa propre famille, entre un arrière grand-père tourangeau issu de l’Ecole de Barbizon et lui même, en contrepoint  stupéfiant des oeuvres de son aïeul! “Arborescences” nous propulse d’un XIXème siècle paysagiste au XXIème siècle où les arbres et la nature se métamorphosent au gré des saisons et des airs du temps… Un étonnant contraste de styles, néanmoins en pleine continuité harmonieuse. Question d’époque mais pas d’esprit! Autres temps, autres sources d’inspiration, plus foisonnantes aujourd’hui, mais même lignée malgré tout, comme une mémoire en écho!

– Du 30 avril au 17 mai Bergara présentait le duo Beart/Corsaires, habitué à se rencontrer depuis avril 2013. L’occasion de ponctuer une relation artistique en pleine progression qui devrait évoluer encore en juin prochain.

– Mais surtout, la galerie s’exporte en des actions judicieuses. Du 30 mai au 21 juin, en collaboration avec l’association Laminak, elle s’installe dans la chapelle restaurée de Larressore pour une exposition collective unique en son genre et à ne manquer sous aucun prétexte. Tous les jours, de 15h00 à 20h00, au coeur d’un magnifique ensemble architectural qui fut hôpital militaire pendant la grande guerre puis hôpital psychiatrique, aujourd’hui désaffecté, rénové et classé monument historique, de multiples artistes exposeront leurs oeuvres. Cet ancien séminaire abrite désormais 51 logements privés que jouxte la chapelle entièrement réhabilitée entre 2008 et 2010. Vous y croiserez le Collectif Cuba, Michel Chalot, Maïté Daguerre, André Goupille bien sûr, Claude Jammaerts, Mica, Julia Ratsimandresy, Gérard Perret, Jean-François Pinon, Janine Rivière, Jean-Noël Calvet, Sonia Duviella, Lora Dunieski, Daniel Joly, Xiomara Gutierrez, Philagus et Jacques Thierry.

Pour toutes infos: www.lagaleriedescorsaires.blog4ever.com

 

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