Expos

Published on février 2nd, 2016 | by MagMozaik

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La mer dans tous ses états…

Biarritz vit décidément dans le souffle iodé de ses passions océanes. De l’océan elle tire sa belle énergie, misant sur la qualité de son littoral, atout touristique majeur, et sur une économie d’avenir, source d’emplois d’avant-garde qui sont à l’aube d’une vraie nécessité environnementale. Son histoire se nourrit de bien des légendes, du surf aux baleines en passant par l’âge d’or des folles années où le tout Paris puisait dans l’écume de ses vagues ou la rage de ses tempêtes le vent de liberté de toutes ses fantaisies créatives, en une époque qui naissait des cendres de la guerre. Mais les mystères de l’océan offrent une dimension magique où l’incroyable réalité scientifique rejoint souvent l’imaginaire des artistes qu’il inspire. C’est tout le sens de cette magnifique exposition, “La Grande Mer”, qui réunit jusqu’au 28 février à la Crypte Sainte Eugénie, deux artistes incroyablement portés par les vapeurs océanes.

Toutes les parures océanes

Didier Lapène, peintre pudique et timide sait ressentir l’océan dans toutes ses palettes et ses humeurs capricieuses au fil des saisons, du haut des rochers d’Ilbarritz. Artiste très influencé par les flamboyances espagnoles, il sait à merveille ciseler la fine dentelle des écumes. En regardant ses toiles, on se prend à fermer les yeux pour mieux sentir l’iode et le bruit des vagues dans un silence assourdissant, au fil de paysages exempts de toute forme de présence humaine et de crêtes frémissantes de vagues, juste ourlées à la pointe du pinceau de ses émotions.

Juste un être vibrant, insondable, qui a pour nom océan. Juste une fusion délicieuse entre ciel et mer dont les nuages marquent l’impétuosité, la rage ou la douceur… De simples instants de pureté à l’état brut dont l’artiste saisit la fougue indomptable, juste par respect d’un élément magique de force dominante, capable du plus beau crépuscule comme de la plus terrifiante tempête! Un océan souverain comme on aimerait qu’il soit, intact et protégé dans sa fureur.

Les profondeurs abyssales

Avec Christine Viennet, on se demande si la réalité ne dépasse pas l’imaginaire! Originaire d’Oslo, cette artiste s’est très tôt passionnée pour l’oeuvre et les techniques du grand céramiste Bernard de Palissy auquel elle consacrera, au gré de son parcours, un musée et un ouvrage de référence. Son atelier et musée ? Ils se situent, tout naturellement, près de la mer, au château de Raissac près de Béziers.

Elle est notre immense coup de coeur par sa maîtrise parfaite d’un art millénaire mis au service d’un monde insondable, intra-terrestre, et propice à tous les imaginaires. Comment ne pas songer, en découvrant son incroyable univers fantasmagorique, peuplé de créatures improbables, à la fantastique exposition consacrée l’an dernier aux profondeurs des Abysses par la Cité de l’Océan? C’est à ce point précis que l’art, curieusement,  rejoint une vérité abyssale que nous découvrons à peine aujourd’hui! Deux univers parallèles  tout aussi incroyables l’un que l’autre, l’un bien réel et l’autre fantasmé avec un précision troublante. C’est époustouflant de beauté onirique et de créativité comme sait l’être, aussi, le coeur profond de nos océans.

Une exposition à voir de toute urgence pour la finesse, la délicatesse des artistes mais aussi et surtout pour les oeuvres magistrales serties en cet écrin de pierre élégant, sobre et  précieux qu’est la Crypte Sainte Eugénie. Il est des moments rares où l’on souhaiterait être millionnaire pour s’offrir de telles merveilles que bercent des imaginaires en musiques qui n’existent pas encore mais à inventer!

pour infos: www.biarritz.fr et www.raissac.com

Catherine CLERC, magmozaik64200@gmail.com

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