Festivals

Published on juin 13th, 2015 | by MagMozaik

3

Kulture Sport, top départ !

Départ en douceur pour la première édition du Festival Kulture Sport en ce vendredi après midi. Les personnalités invitées prennent le temps de se poser en notre bonne ville de Bayonne dont le temps laisse présager un week end clément et c’est tant mieux. Avant de rencontrer tout ce beau monde aux Arènes pour une soirée d’ouverture haute en couleurs et un détour vers le Didam où Raymond Depardon nous présente son exposition sur les JO, nous arpentons les rues à la découverte des nombreuses expositions, du Musée Basque avec Iturria, aux penas. Mais un gros coup de grisou en cette première journée de mise en place!

IMG_4401

Le Président du Festival

Petite mise au point nécessaire avant toutes choses!

– Une première édition de festival innovant éprouve souvent quelques difficultés à bien prendre ses marques, que l’on apprécie ou non son positionnement ou ses thématiques. Les incertitudes, les doutes, les ajustements de dernière minute sur le terrain préoccupent les organisateurs. Nul doute que l’an prochain, les erreurs ou approximations de cette année se corrigeront vite! De là, comme ce fut le cas ce vendredi 12 juin, à mener une violente campagne polémiste, activiste et hors de propos contre un événement, en se trompant de manière aussi imbécile et stupéfiante d’objectif et d’analyse, il y avait une marge que certains obtus n’ont pas hésité à franchir! Il ne s’agit pas d’opposer une manifestation à d’autres, devenues biennales, mais bien de s’interroger sur le devenir d’événements qui doivent désormais réfléchir aux moyens de s’émanciper des fonds publics pour exister!

IMG_4536

Vu sous cet angle….

– Cela demande de l’imagination, certes, mais comment justifier une coupure sauvage d’électricité en plein vernissage de Depardon, une présence hypocrite et parasitaire au niveau sonore de certaines personnes ou une manifestation pour le moins risible et incongrue? Cela dessert plus qu’autre chose les festivals dont on prétend ainsi défendre l’existence. Les Translatines et Black & Basque ont autant leur place, et toute leur place appréciable, que Kulture Sport! Encore faut-il penser chaque événement avec, non point une volonté d’opposition, mais un souci d’indépendance quant aux nouveaux modes de fonctionnement et de financement à réinventer! Tout événement est critiquable, d’évidence, mais les transalpines ou Black & Basque ne sont pas non plus exempts de faiblesses, qui exigeraient sans doute que ces festivals évoluent davantage vers une plus forte densité et un renouvellement plus dynamique et rapide de leur contenu.

IMG_4531

Les enfants à l’honneur

– Avant de juger un nouveau festival, différent en terme d’offre et de positionnement, il convient de le suivre avec attention, quitte ensuite à le fustiger, mais en toute connaissance de cause! Il convient aussi de balayer devant sa porte! Les Translatines existent certes depuis longtemps mais Black & Basque a-t-il oublié combien, à ses débuts, on l’accusait de parisianisme bobo de gauche? Combien, à tort, juste par non information ou volonté de non information, on prêtait à Moustic des ambitions “canalplusiennes” en ignorant tout de son enracinement local et de sa basquitude, ou en oubliant que depuis 1992, son coeur et sa résidence s’ancrent ici? Alors pourquoi, messieurs les oublieux de vos propres parcours, ne pas donner à ce Festival là une chance de se développer – l’avenir nous éclairera sur sa viabilité ou non- sans qu’il devienne le faux prétexte de vos colères dont nous n’avons pas  ici à juger la pertinence ou l’absurdité? Il est aisé de se servir de notoriétés médiatiques pour infliger aux autres ce que l’on vous fît naguère mais est-ce la bonne attitude et la bonne analyse de fond finalement? Ne vous trompez ni de raisonnement, ni d’ennemi, ni de cible cohérente et réelle! Au jeu minimaliste et médiocre de l’amalgame, personne ne gagne hélas quoi que ce soit, si ce n’est une image risible et méprisable de querelle de clocher.

IMG_4315

Expo Iturria au Musée Basque… Pas que du sport!

Il fallait que ce fût dit sans pour autant que nous ne scrutions pas, avec objectivité, ce tout nouveau festival qui a, certes, ces points faibles de jeunesse, mais aussi ses points forts et ses potentiels réels à venir. Alors messieurs les censeurs, un peu de décence et d’intelligence que diable!

Artistes locaux au coeur de la ville

IMG_4343

Fred Buyle

IMG_4332

Cédric Pasquini

IMG_4337

Clément Poitrenaud

Certes, certaines expositions proposées s’articulent autour d’artistes et photographes d’envergure nationale voire internationale, tel Raymond Depardon (mais I’Am ou Angelica Kudjo sont ils basques?). En ce vendredi après midi, une jolie balade nous entraine sur les rives du Rugby, du cyclisme ou de multiples sports passés au crible du regard ironique et incisif de Cortez, Iturria ou Chenez, du Musée basque aux penas de la Porte d’Espagne ou de la rue des Basques. Les photographes assurent également une belle présence avec Laurent Masurel, Cédric Pasquini, Richard Aujard, les 20 artistes de Space Junk on Board ou Séverie Dabbadie mais aussi des sportifs dont le talent nous étonne tels Fred Buyle, apneiste de renom ou Clément Poitrenaud ! Signalons un joli focus mis sur la pelote basque et son histoire, non seulement en expositions divers (Dabbadie et Médiathèque) mais aussi dans le village du festival. A noter la fresque en direct réalisée de vendredi à dimanche, près du Didam, par l’artiste espagnol Xavier XTRM, petit protégé de Space junk!

IMG_4381

Coup de chapeau à  Raymond Depardon!



On ne présente plus ce photographe qui débuta, en 1964, une prodigieuse carrière au fil des jeux Olympiques. Prouesses saisies en instants fugaces chargés d’émotions dont les images tissent nos mémoires, tels Spitz, Comaneci ou Killy mais aussi témoignages d’une histoire politique récente dont le sport fut parfois une vitrine dramatique voire sanglante, du poing levé contre le racisme en 1968 à Mexico aux attentats de Munich en 1972.

comaneci1

Un homme d’une infinie douceur qui rappelle à quel point le monde du sport reste, pour un grand photographe, une incroyable école de patience, d’attente et d’humilité mais aussi de talent pour qui prend la peine de sculpter l’argentique autour de corps sublimés par le mouvement et l’effort. Superbe exposition au Didam où se cotoyaient, en une belle harmonie, Thierry Frémaux, Président de l’Institut Lumière de Lyon – à qui l’on doit de revoir un inestimable patrimoine photographique-, et grand amateur de judo,  Teddy Riner, parrain du festival, les artistes exposants des penas ou Boris Diaw, sans compter les organisateurs dont Vincent Maraval, grand producteur de cinéma.

IMG_4447

Une belle photo de famille autour de Raymond Depardon

IMG_4457

Une inauguration festive

IMG_4470

Bien sûr, la météo a quelque peu perturbé une ouverture de festivités qui s’annonçait pourtant bien à 19h00. Mais l’humidité et les orages menaçants ont eu raison, hélàs, de “The Shoes”, préférant, pour des raisons de sécurité, renoncer à se produire, eu égard au déluge de début de soirée!

IMG_4553

Un petit “couac” largement compensé par la présentation du festival en clips divers, en spectacle d’enfants et en une belle illumination pyrotechnique, sans compter le déchainement d’Iturria, hilarant, et l’animation de Thomas N’Gigol. Sans contester les désagréments liés aux aléas du temps, nous regrettons toutefois de ne pouvoir être bien fixés quant à la présence des personnalités que nous souhaitons rencontrer.

Deuxième chronique à venir bientôt avec, en exclusivité, l’interview de Thierry Frémaux .

www.festival-kulturesport.com

Catherine CLERC,magmozaik64200@gmail.com

This Post Has Been Viewed 439 Times

Tags: , , , ,


3 Responses to Kulture Sport, top départ !

  1. Jouli says:

    “Tout événement est critiquable, d’évidence, mais les transalpines ou Black & Basque ne sont pas non plus exempts de faiblesses, qui exigeraient sans doute que ces festivals évoluent davantage vers une plus forte densité et un renouvellement plus dynamique et rapide de leur contenu.”

    Avant d écrire n’importe quoi renseignez vous!!! Les Translatines et non les Transalpines! remplissent les salles pour leurs propositions artistiques innovantes, qui m’ont permis de découvrir chaque année des compagnies d’Amérique Latine jamais vus en France. Par contre ce nouveau festival disons plutôt ce vulgaire programme télé et ce défilé de people venus faire la fête entre eux , ce festival me donne la nausée et me fait regretter les merveilleux artistes, écrivains, photographes, metteur en scène, conférencier…..qui eux débattaient avec le public, échangeaient, partageaient…

    Vous dites “un peu de décence et d’intelligence que diable! Oui madame un peu de décence, ou alors changez de blog, faites une chronique “Les people au Pays Basque” puisque apparemment votre travail consiste à déjeuner avec les organisateurs, passer la brosse à reluire, et utiliser la langue de bois et les mensonges de nos chers politiques!

    • MagMozaik says:

      Encore un fan(atique) d’Eklektika je présume! Savez vous que votre réponse est passible de poursuites? Mais c’est tellement plus facile d’insulter et de dire n’importe quoi par l’anonymat! Surveillez donc vos propos avant de scruter à la loupe les fautes d’ordinateurs qui ne reconnaissent pas certains mots uniques. Si vous lisiez vraiment notre SITE et non blog, vous sauriez que je suis loin d’être “people” … Mais pourquoi m’abaisser à vous répondre et à me mettre à votre niveau pour le moins primaire?

  2. sarah says:

    Tout à fait d’accord avec jouly! Du “renouvellement” vous dites? C’est sûr que chaque année des compagnies latines de pays différents avec des objets théâtraux différents c’est commun. Des mapuches à Bayonne, 18 femmes indiennes qui n’avaient jamais pris l’ avion et viennent nous compter l’ histoire de leur peuple, c’est commun.
    Par contre il évident que “Rocky”, “rasta rocket”, “karaté kid”, c’est innovant!
    Merci madame de nos ouvrir les yeux, incultes que nous sommes.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Back to Top ↑