Vu dans la presse

Published on décembre 14th, 2016 | by MagMozaik

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Kolinga, l’ivresse d’un cocktail métissé

Imaginez à la croisée subtile et mélodieuse du jazz, de la soul, du funk, du folk, de la musique africaine et afro-américaine, un métissage tout en notes délicates, virevoltantes, fraiches comme  les  brumes évanescentes de nos aubes basques ourlées de rosée, chaudes, sensuelles et envoutantes comme les crépuscules somptueux d’Afrique, là près du fleuve Congo où danse la nature et les hommes ou femmes rebelles, libres. Un soupçon de douceur, une pincée d’énergie pure, un nuage de parcours au vif argent conjugués en influences plurielles partagées, une belle rasade d’engagements humanistes…Vous obtenez un exquis cocktail tout en fines nuances irisées, doucement acidulé, dopé au talent, où voix et volutes acoustiques fusionnent en harmonie. Nom de cet étonnant breuvage survitaminé? Kolinga.

Kolinga c’est la rencontre inattendue de deux passions fortes, de deux envies éblouissantes de construire une aventure musicale commune pour un petit bout de chemin qu’on espère très long à parcourir. Elle ? C’est Rébecca M’Boungou, petit bout de femme au sourire radieux, presque enfantin, au regard de braise volontaire, d’origine congolaise mais née ici en nos terres basques. Après un BTS audiovisuel obtenu à Biarritz, ô combien utile pour l’avenir, elle bifurque vers ses amours musicales de toujours. Elle compose, écrit de magnifiques textes en anglais, langue universelle pour des convictions qui crient les urgences humanitaires et les maltraitances de notre environnement, de nos vies, de nos libertés, avec une poésie pudique, dépouillée, étincelante.  Lui? C’est Arnaud Estor, le vagabond venu d’Alsace s’ancrer au Pays Basque. Guitariste virtuose, il nourrit très vite son talent d’influences et de rythmes africains mais aussi de sonorités jazzy mâtinées de folk. En 2009, il décide de se consacrer exclusivement à sa passion. L’une se sentait prête à se lancer, l’autre à évoluer en nouvelles expériences. De ces deux envies nait la rencontre il y a deux ans. Le duo fonctionne d’emblée en de belles harmonies complémentaires. Le courant passe à merveille dès les premiers titres élaborés ensemble. Dès mars 2015, ils sillonnent les routes pour inscrire sur les scènes leur touche métissée inédite. En juin 2015 leur premier EP de 5 titres séduit, par la grâce d’une voix veloutée et les arpèges cristallins. Un curieux OMNI (objet musical non identifié) qui ne tarde pas à susciter l’intérêt de multiples programmateurs dont ceux d’Africajarc (Lot), de Scène au champs (Landes), d’EHZ (Hélette) ou de Discoverse (Pyrénées Atlantiques). En plus de 60 concerts, le duo s’affine, se cisèle et prend son rythme de croisière identitaire.

Sur scène, les loopers ancrent le duo franco-congolais dans une pluralité de création. Cette particularité a donné le nom au projet : Kolínga veut dire « lier, encercler, boucler » en lingala. Aujourd’hui, une nouvelle vitesse s’enclenche avec la réalisation en auto production de leur premier LP de 11 titres intitulé Earthquake, plus dense, affirmé et fédérateur de créateurs associés au projet sur des valeurs communes véhiculées par la musique et les textes de Kolinga, entre intimisme et transes envoutantes. Le métissage musical et culturel se confirme en palettes nouvelles de langues: le français, l’anglais et le lingala (bientôt le basque?). En cet univers c’est dire si les partenaires comptent en des choix décisifs et remarquablement bien définis et soignés. Le studio d’enregistrement ? Oui mais pas n’importe lequel. Aux manettes, Florian Monchatre au Studio parisien Soyuz, expert en l’art de restituer avec finesse et élégance l’essence même des sonorités africaines plurielles. Fred Prat, créateur du logo Kolinga, photographe et créateur du site du duo assure l’ensemble du visuel de l’album et la réalisation du clip Earthquake qui sortira début 2017. Une belle cohérence pour un LP de haute couture que mars 2017 verra éclore.

Somptueux certes, mais le financement dans toute cette affaire objecterez-vous ? Comme bien des formations de haute qualité qui n’intéressent guère les labels de blockbusters ou que refusent ces groupes,  Kolinga opte pour le financement participatif qui a le mérite de mobiliser ceux  et celles qui ne les entendent pas mais les écoutent avec attention! L’occasion de mesurer l’ampleur de leur talent et ça marche! L’album coûte plus de 18 000 euros, prix d’une exigence de qualité dont 7500 font l’objet d’un projet Kiss Kiss Bank Bank. A 4 jours de la date limite, ils ont gagné le pari mais rien ne vous empêche d’aller au delà des contributions pour des contreparties très originales dont des cours de guitare d’Arnaud et des leçons de danse africaine de Rébecca. Une fois la date dépassée, pourquoi ne pas poursuivre avec eux l’aventure en contribuant à son financement direct ? Il vous suffira juste de les contacter pour étudier avec eux comment participer à cette belle aventure et l’inscrire dans la durée. Pourquoi? « Parce qu’ils le valent bien » !

https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/kolinga-1er-album et www.kolinga.com

Catherine CLERC, magmozaik64200@gmail.com

Photos Mathieu CLERC et Fred PRAT

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