Vu dans la presse

Published on juillet 23rd, 2017 | by MagMozaik

0

Génération « tontons surfeurs »

De Joël de Rosnay à Gibus de Soultrait, c’est plus qu’un sport que les vagues ont charrié mais toute une culture inscrite dans l’ADN de Biarritz depuis 60 ans. Un anniversaire célébré avec toute la densité historique, sociale, culturelle et bien sûr sportive qui fait sens ici, sur la mythique Côte des Basques…Un art de vivre et de se vivre sous le signe, malmené aujourd’hui, de la liberté et des rencontres au gré des vents, au gré des sessions, au gré des choix de vie, au gré d’une ville qui rend hommage aujourd’hui à ses tontons surfeurs et ses générations suivantes, en 4 lieux d’expositions et d’événements culturels.

Gibus de Soultrait l’avoue: Il a l’âge de cette commémoration, lui qui troqua le lait maternel pour l ‘écume de bien des jours toute sa vie, là du côté de Guéthary! 1967-1968, le temps de tous les possibles, de toute une culture qui émerge sur nos rochers, fracassant les vagues. Le temps de ses premiers trophées. Un monde de partages, de sensations fortes, de beautés naturelles et de défis qui ne le quittera plus. Un monde d’amitiés inébranlables qui traverseront le temps jusqu’à cet anniversaire-là, si lourd de sens. Un temps à croiser toutes les folies, tous les magiciens de la planche, de Rosnay à Tom Curren, sous l’oeil tendre de Gardinier, cet esthète des mots, en lames et vagues éclatées sur les rochers. Ce Gardinier là qui nous fit tant rêver de ces impétueuses aventures de « tontons surfeurs » aux parcours atypiques, parfois déjantés, mais toujours extrêmes comme la vie sait l’être parfois, souvent au détour d’un spot…ou d’une dérive! Gibus, lui, se prit au jeu d’un Deleuze! Rien à voir avec le surf direz-vous? Voire! Comme Joël de Rosnay, immense personnage et scientifique émérite visionnaire n’avait rien à voir avec le surf! Voire! Juste une question de culture et non de spots à admirer sur la frise de l’océan ou la ligne aléatoire des plages, car les deux hommes ne sont pas n’importe qui! Gibus de Soultrait, fine silhouette, n’est autre que l’un des fondateurs de Surfrider Fundation Europe en 1990, le créateur de la célèbre revue référence « Surf Session » et directeur France du bimestriel américain « Surfer’s Journal ». Excusez du peu! Outre de nombreux ouvrages sur la thématique du mouvement , du temps ou des vagues, ou de photographies avec Sylvain Cazenave,  il dirige un master de glisse à l’Université Bordeaux II. Homme discret, il n’en est pas moins résolument engagé dans les combats écologistes jusqu’au bout des vêtements qui habillent les surfers, se refusant à défendre les effets de mode qui rapportent gros, invitant ses surdoués de fils à se comporter de la même manière. Question de culture on vous dit, et de respect des océans, au fil des eaux ou dans les profondeurs. Pourquoi Gibus au lieu de Renaud, son vrai prénom? Regardez donc la Guerre des Boutons pour capter en lui le gentil rebelle qui ne plie jamais face à « Parlementia » et « Avalanche » les deux monstres liquides au large de Guéthary. Il est aujourd’hui le maître d’oeuvre, très « vagues à l’âme » des 3 expositions que sertit le sable de trois plages et des événements à découvrir à la médiathèque, avec le concours actif de Claire Rippert dont on sait la passion de longue date pour ces hommes dauphins ou plutôt marsouins, Boucalot oblige, et de Laurent ortiz, adjoint étonnant au surf! L’ADN on vous le répète, inscrit dans les gènes de la cité baleinière, à la croisée de la Côte Basque et de la Californie ou de Surfland!!

Des codes, un style de vie atypique, où la liberté se fait reine, que trois expositions subliment, mettant en avant la récente place des femmes dans ce jeu virtuose du domptage de vagues, toutes planches confondues. Une culture saisie en totems et 3 rivages, de 1957, où tout commença de cette aventure de vie, à aujourd’hui, alors que se sont achevés à Biarritz les ISA World de surf fin mai. Du 8 juillet au 3 septembre, la Côte des basques et la Grande Plage déroulent quelques histoires d’anthologie thématiques. Au pied des 100 marches, berceau du surf, se déroulent deux expositions articulées autour d’un espace dédié à la discipline désormais olympique et d’événements. 4 totems pour que revive les débuts du surf en france: « Et tout commença à Biarritz », « Le long board et son revival », « Aloha, à la Côte des basques » et « de la surf window à la surfeuse pro ». Au premier étage de l’Etablissement des bains, découvrez toutes les techniques de surf avec projection d’Xtrême Video, tous les jours de 14 à 19h30, sans oublier un détour vers la Maison du Surf qui vous plongera dans un univers trop méconnu et surprenant. Vous ne pouvez vous tromper, c’est juste à côté du « Surfing » où déguster de délicieux cocktails! Côté compétitions, ne ratez pas les 29 et 30 juillet, les « Tétards » ou enfants surfeurs et la « Rat’s Cup » du 15 au 17 septembre. Les jardins due la Grande Plage ne sont pas en reste avec 6 panneaux emblématiques: « Les débuts du short board », « Vagues sans frontières », « Tom Curren champion du monde », « Les surfeurs de la Grande Plage « , « Biarritz, étape du circuit pro » et « Graines de champion ». Les jardins de la Cité de l’Océan proposent une vision plus écoresponsable et environnementale du surf, protection des océans et d’une certain mode de vivre en osmose avec eux obligent! 5 totems plus denses, historiques et riches de sens: « Des polynésiens à aujourd’hui », « Vagues et océanographie », « Surf et environnement », « Surf solidaire «  et « Visage surf du monde », su 13 juillet au 24 août. Un panorama photographique que complètent des projections de films lors des « Jeudis des jardins de l’océan: Le 27 juillet, « Proximity », film de Taylor Steele sur les légendes vivantes du surf et « Second souffle » le 3 août .

La Médiathèque aborde, quant à elle, un angle de vision bien spécifique avec « Six décennies de surf vues par les médias », du 2 juillet au 2 septembre. Des années 60 à aujourd’hui, les « chasseurs de vagues » ont écumé les spots et alimenté bien des medias en images, mots et photographies. C’est cette épopée là que propose l’ exposition à partir d’archives de l’INA et de la ville de Biarritz. 2 autres événements s’inscrivent au calendrier de l’espace: Un atelier s’initiation à la photo de surf dirigé, le 9 août, de 9h30 à 12h00 et de 14h30 à 16h30 par Sylvain Cazenave et julien Roulland, rédacteur en chef de Surf Session pendant 10 ans, et la projection de 21 juillet à 17h00 du dodu-fiction de Marjory Dejardin, « Arnaud de Rosnay, au delà du défi ». En cette période estivale, un anniversaire remarquable, à remarquer…et marqué d’un brin d’écume festive.

Toutes expositions et événements gratuits sauf l’atelier d’initiation à la photo de surf: 10 euros sur inscription au 0559225960, département image. La Maison du Surf est ouverte tous les jours de 11h00 à 12h30 et de 14h00 à 19h30.

Pour toutes informations complémentaires: www.biarritz.fr

Catherine CLERC, magmozaik64200@gmail.com

This Post Has Been Viewed 31 Times


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Back to Top ↑
  • Rejoignez-nous sur Facebook

  • Catalogue art/culture

  • L’annuaire Mozaik 2017

    L’annuaire Mozaik 2017
  • Panier