Personnalités arts et cultures

Published on janvier 24th, 2017 | by MagMozaik

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Des explorateurs curieux de cultures plurielles, Opus 1 !

Kristian Frédric, force vive des « Lézards qui bougent » depuis 1989, voit loin, ambitieux dans l’excellence, généreux, participatif, interactif, en transversalité dans ses créations et ancrages territoriaux puissants. Ce créateur protéiforme, présent sur tous les champs d’exploration créatifs nous offre chaque année une programmation dopée à un ADN que nous avons voulu découvrir, au coeur du quartier Breuer d’implantation de la compagnie et de la Factory (lieu de résidence d’artistes), résolument choisi dès 1995. 

Une vitalité à nulle autre pareille nourrit l’histoire, l’ouverture aux autres, artistes de tous horizons ou amateurs passionnés, et la curiosité qui font s’aventurer les « lézards » vers des chemins de traverse, là haut, toujours plus haut vers la rigueur artistique sublimée avec l’opéra ou le métissage socio culturel, artistique et théâtral que draine chaque création emblématique. Des oeuvres puissantes dont la gestation sur 2 années laisse éclore de magnifiques constructions globales à la croisée d’une multitude de formes d’expression, de la video en mapping ou VJ à l’art contemporain sous ses formes infinies en passant par les créations musicales ou les performances théâtralisées (depuis 89, 36 créations, 28 mises en scène, 814 représentations dans 17 pays…) .

Crédo de cette compagnie aux registres intelligemment portés, choisis avec l’incandescence de la passion et la plupart du temps imaginés, écrits, construits par notre homme orchestre de génie et son équipe de choc ? Une culture ouverte sur tous les fronts, tous les amateurs ou pros accueillis à bras ouverts dans les processus de création et de médiation avec une multitude de partenaires institutionnels et associatifs impliqués à chaque fois, par volonté et avec enthousiasme. Une envie viscérale de partage, ouverte sur tous les champs d’expression en infinies combinaisons nouvelles à chaque création fondées sur des fondamentaux ou des énergies autres, pour s’étonner, découvrir, s’émerveiller. Un creuset qui s’invente chaque jour en un tourbillon de talents d’ici et d’ailleurs, sans cesse intégrés au gré des productions, qui savent exporter leurs savoir faire et s’enrichir des expériences et nouveaux domaines d’expression, explorés en d’autres territoires ou d’autres structures tels que les Opéras nationaux, ou théâtres et lieux en multiples pays. Une troupe curieuse dont le souffle grandiose tire sa force d’une dentelle tissée de tous les fils talentueux qui viennent, d’année en année, composer un tableau en constante évolution dont on se sait ce qu’il sera le lendemain, riche de toutes ces mémoires artistiques ajoutées par ces multiples abeilles qui réinventent des ruches toujours inédites. Une compagnie dont l’imaginaire s’ancre au coeur d’un tissu socio culturel et associatif pour que chaque amateur passionné apporte sa touche aux oeuvres créées en commun sous de multiples formes périphériques. Ce fut le cas pour leur dernière création où, dans chaque ville, saisie au vol des souvenirs de Scapin, naissaient des gazettes, des ateliers créatifs, des échanges et rencontres insolites, des appropriations nouvelles de l’oeuvre par ses spectateurs impliqués en amont et devenus ainsi acteurs.

Il y aurait tant à dire sur l’itinéraire que la troupe se construit au fil des années avec l’affirmation d’une double orientation de plus en plus affinée vers les constructions théâtrales tout en transversalités artistiques, où la recherche fait sens, et l’opéra dont la rigueur de mise suscite des formes d’imagination d’écriture et de scénographie toujours plus riches, exigeantes pour se dépasser encore davantage. L’année 2017 ? C’est d’abord la reprise de « Scapin ou la vraie vie de Gennaro Costagliola » écrite par François Douan, dont la forme théâtrale épurée, comme un retour aux fondamentaux de la commedia dell Arte, dessinée en palettes aux couleurs de Rembrandt, a consacré la magistrale interprétation de Jacques Nouard en mode Michel Simon, Raimu ou Gabin. Aux 55 représentations sur 17 villes, s’ajouteront en février 8 autres en Isère.

Et puis le 3 juin, à l’opéra du Rhin, un vrai challenge qui tire vers les cîmes de la virtuosité la compagnie avec la mise en scène de 2 pièces splendides du répertoire, « Cavallera Rusticana » de Mascagni et « Pagliacci » de Léoncavallo, que nous suivrons. Sur une tournante de 6 m de diamètre, des décors de 8 mètres de haut, près de 90 chanteurs, choristes, enfants et figurants prêts à projet leurs éblouissantes notes en un jeu d’acteurs magnifiquement maîtrisé. Un art majeur pourtant à la portée de tous, tant les directeurs d’opéras redoublent d’imagination pour rendre accessible ces bijoux au public le plus large possible. Les futurs s’annoncent tout aussi riches et denses et nous y reviendrons, à commencer par une nouvelle création d’envergure de performance théâtrale incrustée au coeur d’une installation plastique tout en écriture multimédia et numérique, intitulée « Ne cherche pas à essayer de trouver les mots pour apaiser des meurtrissures », écrit par François Douan sur commande de la ville d’Anglet et portée par l’artiste Miss (Céline) Chémar, prévue pour octobre 2018 à la Black Box. Suivra l’adaptation opéra (livret et mise en scène) d’une pièce de Fernando Arrabal « Fando et Lis » pour l’Opéra Nationale de Saint Etienne. A l’horizon 2019 et 2020? Surprises en stock ! (en video magnifique Elina Garanca)

Pour toutes infos détaillées: www.lezardsquibougent.com 

Catherine CLERC, magmozaik64200@gmail.com

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