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Published on janvier 24th, 2015 | by MagMozaik

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Campus FIPA, la relève professionnelle en marche!

Lors de la création du FIPA, Michel Mitrani, son fondateur visionnaire, a, pour que se transmette le flambeau professionnel de génération en génération et sensibiliser la jeunesse aux pouvoirs redoutables de l’image, des images TV, résolument développé une dimension pédagogique inscrite au coeur de la manifestation. Mais la structure éducative de l’événement n’est apparue, sous sa forme actuelle, en évolution constante, que voici une dizaine d’années. Un dispositif désormais bien rodé dont nous avons voulu connaitre tous les multiples rouages, à l’heure où s’achève un 28ème festival de très haute qualité. Pour nous piloter, Marion Czarny qui, depuis 7 ans, manoeuvre ce navire sensible avec brio et ferveur.

Des scolaires très impliqués.

1000 élèves de collèges et lycées aquitains ont découvert cette année le FIPA, accompagnés de leurs professeurs, à travers de multiples projections mais aussi des rencontres privilégiés avec les équipes qui, en coulisses, créent les films, réalisateurs en tête. Une présence, du mercredi au vendredi, préparée en amont, dès novembre dernier avec les enseignants et documentalistes concernés afin de mettre en place des projets pédagogiques cohérents, en termes d’éducation à la bonne perception des images dont on sait à quel point leur profusion multisupports (Internet notamment) requiert certains modes d’emploi très élaborés et raisonnés, mais aussi en aval pour que cette immersion de quelques jours se traduise en enseignements positifs dans les classes accueillies. Bien sûr, pour des raisons de coût (transport et hébergement), le département reste privilégié (Orthez, St Jean Pied de Port, Pau, Bayonne ou Biarritz) mais l’Aquitaine assure néanmoins une présence constructive (Landes et Gironde). Une démarche déjà relayée ici par le Txiki festival qui s’adresse davantage aux enfants de maternelle et de primaire.

Les futurs professionnels à l’oeuvre

Près de 400 étudiants de la France entière dont 120 pour le seul pôle BTS audiovisuel de Cassin à Bayonne/Biarritz, accompagnés de quelque 100 professeurs (Ile de France, PACA, Alsace, Aquitaine) ont ancré leurs projets d’études dans le substrat du FIPA. Filières journalisme, réalisation, son, montage… Toutes les formations sont représentées à travers des interventions relayées par le site du FIPA. On notera des blogs d’information de l’Ina et Sciences Po Paris, des enquètes sur l’impact du Smart Fipa initiées par les étudiants alsaciens ou des plateaux radio mis en place par les élèves de Cassin sur Bayonne! Des accréditations largement valorisées donc!

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Equipements de pointe pour le BTS audiovisuel de Cassin

Focus sur la jeune création 

Dans ce contexte d’apprentissage, le FIPA a sollicité, comme chaque année, de multiples établissements de formation professionnelle en France, en Europe et dans le monde entier pour recueillir et présenter, après sélection, des films de fins d’études jamais encore proposés en public. De jeunes talents se sont ainsi inscrits dans la programmation dont certains furent d’anciens participants du campus! Preuve réjouissante, s’il en est, de la belle pertinence du projet FIPA Campus. Au total, 27 oeuvres de jeune en 6 séances à la Cinémathèque, déjà professionnels ou en passe de l’être, dont les festivaliers auront pu apprécier la qualité.

La jeunesse européenne au rendez vous

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Jury des Jeunes Européens avec le Délégué Général François Sauvagnargues

Voilà 14 ans naissait le prix du Jury des Jeunes Européens. But de l’opération? Sélectionner des lycéens venus de tous les pays de la communauté, francophiles, francophones et sensibles à leur environnement politique, social, économique ou écologique. Au départ, 15 élèves, choisis au terme d’un recrutement via les écoles ou instituts français et les ambassades à l’étranger, composaient un joli pannel plein de fraicheur. Aujourd’hui, l’Europe compte 27 membres, l’occasion de scinder en 2 groupes, une année sur 2, les représentants élus à cette mission très particulière. Un dispositif dont il ressort, aujourd’hui, un bel enthousiasme. Environ 130 jeunes sont venus ici depuis la création du Prix. Tous ont fait montre d’un immense sérieux dans leur rôle, ayant conscience d’incarner une Europe en marche tournée vers l’avenir et à laquelle une parole est donnée. Nous les avons rencontrés et, sans pouvoir tous les interroger, nous avons choisir, d’Est en Ouest et du Nord au Sud, ceux et celles qui nous délivrent le même message de diversité et de consensus néanmoins sur des sujets forts auxquels ils ont été confrontés cette semaine à travers la section Grands reportages et investigation. Antoine Sautarel, aquitain de Langon, William Röhl, suédois de Stockholm, Liu Zakrajesck de Slovénie, Marie Mavrikios de Grèce et Molly Whelan d’Irlande ont répondu à nos questions. Pour certains, la passion de l’audiovisuel ou du journalisme était déjà présente mais c’est surtout l’envie de rencontrer d’autres européens et de confronter leurs visions, leurs cultures, qui les a déterminé à présenter leur candidature. Certains ont découvert sur place le sens fort de leur présence mais tous repartent de Biarritz avec la conviction que ces citoyens européens en devenir, en dépit de leurs avis contrastés et motivés sur de nombreux thèmes, s’entendent sur l’essentiel! Voilà qui est réconfortant finalement! Une belle bouffée d’air frais ainsi générée!

Palmarès 2015

Un palmarès prévisible pour la plupart des films primés et déjà signalés par le Président du FIPA lors de la récente conférence de presse début janvier! Un flair sui se confirme aujourd’hui  pour des récompenses amplement justifiées.

– “Marvellous” de l’anglais Julian Farino décroche un double FIPA d’or fiction à la réalisation et à l’interprétation masculine tandis que”Sanctuaire” s’arroge, dans la même catégorie, celui de l’interprétation féminine ( Juana Acosta, incroyable Yoyes) et du meilleur scénario. Toujours dans les fictions,” Les heures souterraines” de Philippe Harel se voient décerner le Prix Jérôme Minet.

– Dans la catégorie Musique et Spectacle, la musique crétoise transmise de génération en génération occupe la première place du podium pour “Mia Oikogeniaki Ypothesi“, d’Angeliki Aristomenopoulou tandis que “Beautiful Girl “de l’autrichien Dominik Hartl s’offre la prix de la meilleure musique originale en fiction.

– Les séries tirent leur épingle du jeu avec” Marsman” du belge Mathias Sercu pour un FIPA d’or d’interprétation masculine, quand “Happy Valley” de l’anglaise Sally Wainwright remporte le grand prix dans cette section ainsi que le Prix Mitrani.

– Quant aux reportages, le documentaire de création belge “ Rwanda, la vie d’après-paroles de mères“, de Benoit Dervaux et André Versaille réussit le beau doublon Prix du Public et Prix Télérama. Deux récompenses qui mettent en valeur un vrai beau sujet douloureux. “Taïga“, du français Hamid Sardar reçoit le FIPA d’or Grand Reportage et Investigation mais le Jury des Jeunes Européens distingue en cette même catégorie” Peace on the tigris” du japonais Takeharu Watai. Enfin “Pekka“, du néerlandais Alexander Oey gagne le FIPA d’or du documentaire de création.

Des films rediffusés demain dès 10h00 à la Gare du Midi (salle Atalaya), à l’auditorium du casino Bellevue et au théâtre du casino municipal.

Catherine CLERC,magmozaik64200@gmail.com

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