Vu dans la presse

Published on mars 2nd, 2017 | by MagMozaik

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Bach to the future!

Imaginez un instant qu’ Emmett Brown nous ramène de l’année 1741 un Bach en pleine ascension, tout ahuri de cette étrange calèche à moteur nommée « De Lorean », pour un concert de ses oeuvres en un ville bien humide où trône un élégant palais, Biarritz. Mais curieux, il tente l’expérience !

« Diantre! Que de monde en cette salle impériale dont je n’ai aucun souvenir mais de belle facture ! Mes partitions auraient elles donc traversé le temps sans coup férir et franchi bien des frontières mélomanes sans aucune censure religieuse ? Les gens paient-ils maintenant pour m’entendre et non m’entretenir? Et que signifie cet étrange jeune homme dégingandé dont la tenue vestimentaire défie toutes les convenances ? Evan Shinners ? Et d’où vient-il? Ah ! des Amériques ! Ceci explique cela en somme ! » Oui, Evan Shinners est un musicien à la personnalité riche et complexe. Il pourrait être le fruit d’une fusion entre vous et le Velvet underground, entre Glenn Gould et David Bowie ! « Beau oui ? Glenn qui ? Velvet quoi? »

Attendez! Le meilleur reste à venir ici, à Biarritz, où ce drôle d’électron libre sublime  votre musique baroque. Petit détail étrange cependant, je vous l’accorde volontiers: ce jeune virtuose, époustouflant de grâce, ce jeune prodige en communion totale avec vos notes et son piano, bouscule tous les codes protocolaires du concert classique sans pour autant s’affranchir d’un phrasé aérien respectueux de la partition originelle mais dont la fluidité cristalline n’appartient qu’à lui et ses mains agiles. Il joue sur deux pianos en même temps, flirte avec le swinging London, les Beatles ou Glenn Gould, cisèle ses partitions dont ses propres chansons se font l’écrin en concert, inscrit sa passion sur un visage qui exprime toute sa jubilation et son émotion d’offrir sa subtile et puissante interprétation de vos concerti pour piano tout en délicatesse et puissance à la fois.

Fou de vous et de votre musique, anticonformiste et adepte du piano sans frontières, aussi bien au Webster hall qu’au Carnegie Hall, dans les rues, ou dans une piscine vide, sur un piano à queue, un clavecin ou sur un synthétiseur, ce musicien ultra charismatique, quoiqu’il s’en défende, doté d’une voix à la Tom Waits- « Tom quoi? Synthé quoi? » – Attendez ! Fait chavirer les publics du monde entier en interprétant vos pièces pour piano avec un style sans pareil et en chantant ses propres chansons au songwriting de génie. Il ne vous a pas choisi, vous l’avez choisi d’aussi loin qu’il s’en souvienne ! Il se veut très classique et strict dans son interprétation de vos inventions, dans une pureté on ne peut plus respectueuse, mais forcément influencée par sa personnalité, ses gouts musicaux et d’autres grands interprètes . Jouer sa propre musique dépend du type de public auquel il s’adresse. A Brooklyn il propose sa musique électronique expérimentale alors qu’à Biarritz il s’agit d’apprivoiser plus en douceur un public davantage habitué à des concerts classiques conventionnels. Chef de file- ce qu’il nie farouchement- des nouveaux musiciens qui brisent les codes quant à la manière d’écouter, les lieux et les façons de se présenter non conformistes, il vagabonde vers s’autres compositions musicales propres, mélancoliques et lancinantes , inscrites en registres électros  et n’établit aucune frontière entre musique sérieuse et musique populaire: seule la qualité de la partition et de l’écoute importe.

« Que d’applaudissements! Jamais, de mémoire Bach-oque je n’ai connu pareil engouement ni telle ovation ! Mes notes chanteraient-elles encore si fort ou ces doigts graciles me donneraient-ils une éternité, bien méritée, vous en conviendrez? Ou, je n’ose l’imaginer, me serais-je réincarné en ce virtuose, quelque peu insolent nonobstant ? Un phrasé délicat et limpide, un déroulé vibrant… du grand art que je suis seul à projeter. Les fines mains de ce jeune prodige dansent et se jouent des successions de notes. La musique se fait émotion, caresse, enchantement, vie…Plus d’une heure, si vite écoulée, devant une foule définitivement hypnotisée et séduite par tant d’élégance, de talent fantasque et fantastique. C’est à n’y plus rien comprendre! Je ne me connais pourtant aucun fils caché! » Non! Mais votre génie inspire toujours autant les trublions de cet acabit!

​​Alors je vous explique, cher Jean-Sébastien: Evan Shinners vit actuellement à Brooklyn, oui dans les Amériques, où il est une figure culturelle d’avant garde active de New York mêlant composition électronique expérimentale à d’autres formes d’expression telle la video en scénographies originales, elles aussi expérimentales et un brin déstabilisantes. Diplômé de la Juilliard School, il a récemment joué à la Maison Blanche devant une assemblée de 19 000 personnes. «  Maison blanche? 19 000? Mais c’est pure fiction! » Oui en quelque sorte. A part Glenn Gould, autre somptueux interprète de vos oeuvres, personne n’égale la fusion étroite avec votre créativité tant ses enregistrements et ses performances n’ont cessé d’étonner et de marquer les esprits .

Son deuxième album (Evan play Seven) se présentait sous forme de film posté sur youtube. Il a remporté le grand prix au Bachtoberfest 2012 et lui a valu le titre : Mr Bachtobe. Film qui, ses notes égrenées sur des images urbaines de vie quotidienne, illustre combien la musique classique doit sortir de ses écrins ouatés pour s’approprier, en un contraste si simple, évident et jubilatoire, la vie de tous les jours, chaque trille, chaque enchainement sublime épousant les gestes d’un joggeur, d’enfants jouant dans un parc, de promeneurs ou travailleurs se pressant dans les rues, chaque visage, chaque sourire, chaque bribe de vie ou instant happés au hasard d’hommes, de femmes, d’enfants croisés au détour d’une rue, d’un bosquet.. Investir la vie en somme! « Film? You tube? Mais sur quelle planète incongrue m’avez vous transporté? …Quoique, vu mon succès et mes dignes héritiers, j’y resterais bien ma foi ! La vie y est tellement suave ! »

NB d’Emmett: Evan Shinners a sorti en 2016 simultanément deux albums : un album électro Pop alternatif Shining Charles (huge Vibe) et Jello Sweet (un album concept expérimental sur les suites de Bach) et crée le personnage de W(ell) T(empered) F(ool) Bach : WTF Bach . Son prochain album sera composé de chansons acoustiques et sortira courant 2017 (chez Prochain Rêve). Outre le concert de Biarritz le 10 mars  où il alternera Bach et ses propres compositions, il participera en août prochain au Festival International de Piano Classique à Biarritz.

www.evanshinners.com

Réservations www.tourisme.biarritz.fr

10 mars, 20h30, Hôtel du Palais

Catherine CLERC, magmozaik64200@gmail.com

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