Vu dans la presse

Published on novembre 14th, 2017 | by MagMozaik

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8ème Colloque International, Chantiers Nord Sud: Un bouillon de cultures

C’est l’histoire insensée d’un métissage culturel et d’un pari réussi en quelque 7 opus depuis 2001. Un dialogue à la confluence de multiples continents aux cultures identitaires différentes mais se nourrissant les unes des autres pour mieux donner aux mots tolérance et différences tout leur sens.

Ce rendez-vous très particulier a surgi en 2000 d’un constat fait par deux hommes de culture, aux antipodes géographiques et géopolitiques. Comment créer, ex nihilo, un espace d’échanges et de rencontres entre un monde émergeant et un monde repu, riche, “mais où les artistes crient famine?” Comment rassembler en un seul lieu de métissage culturel et de pluridisciplinarité, artistes, experts, universitaires, journalistes et opérateurs culturels de terrain, venus de tous les coins d’Europe et des pays francophones ou non, tels que le Canada, l’Amérique centrale avec le Mexique ou la Guyane, l’Amérique du sud avec le Chili ou le vénézuela, Haïti, l’Afrique avec le Mali, le Sénégal et autres Bénin et, depuis 2 éditions, la zone polynésienne ou plutôt maori, d’Hawaï à Tahiti, sans oublier la culture Kanak avec la Nouvelle Calédonie? Comment, dans tous ces pays aux conditions d’accès ou d’exercice de la culture très différentes – et souvent difficiles-, réunir acteurs, compagnies de théâtre, danseurs, musiciens, conteurs, éditeurs, écrivains, organisateurs de manifestations ou de rencontres, responsables de lieux de spectacles ou d’organismes institutionnels, autour de débats, de rencontres, et de spectacles connexes?

Le challenge avait tout l’air d’un miracle annoncé mais c’est plutôt, en cette 8ème édition, de vraie reconnaissance sur une manifestation nécessaire et unique dont il faudrait parler, n’en déplaise à Gaël Rabas qui a su, avec de petits moyens, déplacer des montagnes d’enthousiasme et de passion pour une manifestation de très haute qualité au fil des années. Question de hasard et de nécessité? Pas que! Un événement qui prend cette année une envergure nouvelle dans de nouveaux contextes territoriaux. « A preuve, cette journée de jeudi consacrée aux femmes basques dont l’engouement incontestable est lié à une vrai dynamique désormais bien portée par une institution solide. A preuve aussi une collaboration forte établie avec les francophonies de Limoges qui nous permettent aujourd’hui de proposer des spectacles puissants comme « Statu Quo », programmé pendant notre événement et mis en scène par Samuel Jego ».

Preuves de cette réussite? L’importance et le nombre des intervenants qui, pour certains, depuis bien longtemps, répondent présents à titre gracieux! L’implication extraordinaire de multiples partenaires institutionnels et culturels qui apportent leur contribution pluridisciplinaire, matérielle ou financière à cet événement majeur ancré sur Biarritz, terre de métissage, d’accueil et de transfrontalité. La participation active de nombreux mécènes prêts à soutenir, en 4 jours denses et riches en échanges, la démarche inventive de Gaël Rabas et Adama Traoré. Et surtout les effets concrets de ces rencontres qui, en quelque 17 ans, ont su aboutir à de nombreux projets, menés à bien, de co-productions, directement issues de dialogues en marge du colloque.« Pour nous, ce rendez-vous précieux est une ouverture artistique, culturelle et surtout humaine sur les cultures du monde et ceux qui la font vivre et s’imaginer en des contextes souvent difficiles, notamment en Afrique de l’Ouest ou au Mexique, ou des modes de réflexion sur les identités culturelles similaires aux nôtres comme la culture ma’ohi, si proche dans ses enjeux et ses richesses. C’est une façon aussi de créer des dynamiques dans les projets et co-productions dont beaucoup sont nés en marge de nos rencontres, tel « Poder » qui verra le jour l’année prochaine avec des artistes et auteurs mexicains. Précieux aussi pour l’engouement que notre colloque suscite avec cette année quelque 80 personnalités attendues ».

Les partenaires de cette passionnante aventure ? La ville de Biarritz, bien sûr, fervent soutien depuis l’origine du Versant, et qui accueille le colloque au Casino municipal, mais aussi le Malandain Ballet de Biarritz, de plus en plus impliqué auprès du théâtre en dispositifs dont nous reparlerons bien vite, le Cinéma Le Royal, plus impliqué que jamais eu égard à la personnalité de son nouveau directeur Vincent Glenn (voir précédent numéro) la ville d’Anglet où vont se dérouler les spectacles de théâtre dans les soirées du colloque, berceau de l’association Amitié Anglet Kona, le Conseil départemental, le Conseil régional (OARA) et l’Etat à travers l’OIF (francophonie). A ces partenaires se joignent le cinéma Le Royal et la Médiathèque de Biarritz, sans compter les multiples mécènes et sponsors qui permettent l’accueil et le séjour des intervenants du colloque (hôteliers, restaurateurs, Carrefour, Europcar ou Peugeot…) sans oublier la Scène Nationale qui prête tout le matériel de sonorisation des 6 débats du colloque, le parrainage de l’UNESCO pour la diversité culturelle et celui du Ministère de la Culture pour la diversité culturelle et le rayonnement international.

Coût de l’opération? 50 à 60 000 euros mais en réalité une somme que l’on pourrait multiplier par 4 si n’intervenaient pas les bénévoles très actifs, et les partenaires en apports marchandises ou services! Il convient de saluer à cet égard toute l’équipe du Versant, notamment Virginie Salane, créatrice du visuel du Colloque et grande aquarelliste qui, avec Adama Traoré et Gaël Rabas a mis en place le programme du colloque, et Nathalie Salaberry qui chaque jour nourrira une centaine de personnes au Versant, midi et soir, sans oublier Teina Ronald Reuhi qui sculpte un tiki géant implanté à l’entrée du Théâtre du Versant.

Mercredi 15 novembre: Rêves

  • 9-12h00: Interventions de Françoise Nice, journaliste de Bruxelles, Adrien Sawadogo, sur les rapports religieux au sud du sahara, Boubey Salé sur Sarraouina, reine animiste entre islam radical et démocratie au Niger et Jacques de Cauna sur les femmes dans l’histoire d’Haïti.
  • 14-17h00

Fanta Coulibaly, comédienne et metteur en scène de Bamako, artiste engagée dans le « Théâtre des réalités » d’Adama Traoré, Acte Sept.

Jeudi 16 novembre: Réalités

  • 9-12h00: Aïcha Deen Magassouba, directrice de la Troupe Nationale du Théâtre de Guinée, Marianna Darra du Bénin, Caroline Sheeehy et Martine Fordin du Québec, France Guillain, navigatrrice et écrivain de Tahiti et Rôti Make qui voit son île à travers les yeux d’une femme tahitienne  et enfin Khadidja Benouatouf du FIFO pour son analyse du mythe vahinés .
  • 14-17h00: Basqu’attitudes version femmes avec Marijane Minaberri, Itxalo borda, Anuntxi Arana, Madi Zubeldia, Leonie Agergaray, Pauline Guelle, Maialen Etcheverry, Miren Artetxe, Pantxika Teilleria et Maialen Errotabehere sur la condition féminine au Pays Basque?

Vendredi 17 novembre: Arc en ciel

  • 9-12h00: Bruno Carrère, maire d’Ustaritz sur la culture et le territoire, David Musa Soro sur le thème femmes de valeur et valeurs de la femme dans le théâtre francophone ouest africain, Elena Vignerte, Moétaï Brotherson sur la culture et le patrimoine ma’ohi et Mathieu Accoh sur l’esprit féminin.
  • 14-17h00: Konna, 4 ans après la guerre avec Cheik Diarra, ambassadeur du Mali, Claude Olive, Jean-Michel Barate, André Joie d’Isa BTP, Jean-Baptiste Etcheverry d’AAK et le Dr Martin Stetzkowski. Etre femme ici et ailleurs avec Dominique Wolton.

Cocktail de clôture à 18h00 avec un concert des élèves de guitare de Céline et Francis  Goudard du Conservatoire et de ukulélé avec Teina Ronald Tehui.

Catherine CLERC, magmozaik64200@gmail.com

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