Festivals

Published on juin 25th, 2016 | by MagMozaik

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8 ans, l’âge de raison??

La culture surf se met décidément à toutes les sauces plus ou moins goûteuses sur nos rivages! Si l’on adhère à ce véritable art de vivre tel que le développe avec passion et justesse Alain Gardinier, nous restons pour le moins perplexes quant au vernis plaqué sur le Big Festival, présent sur la Côte des Basques, la Halles d’Iraty et Aguiléra pour sa 8ème édition, du 9 au 17 juillet prochain. Un mot d’ordre qui prête à sourire: Music, Beach, Food and Sun… En espérant qu’il daigne apparaître ! 2 soirs de méga concerts et 4 de nuits en boite! (photo affiche Dennis Stock, Venice Beach 1968)

Une formule inchangée malgré un changement de direction: Les têtes d’affiche au stade, le “clubbing” à la Halle et le Big Village, aux orientations plus océanes, sur la plage. Mais les mêmes travers cependant qui se perpétuent d’année en année! Certes, la programmation aligne ce qui se fait de mieux pour une tranche d’âge bien ciblée jeunes. Mais elle oublie singulièrement les groupes locaux- hormis au Big Village, en association avec Deezer- se condamnant ainsi à un ancrage territorial factice! Tout ce qui anime notre territoire en termes d’associations et de créativité reste en marge, exceptés les bénévoles mis à rude épreuve en ces quelques jours. Voilà une manifestation qui pourrait se dérouler n’importe où si n’était notre cadre privilégié! Un bon point néanmoins pour le visuel plus sobre.

Et puis, second écueil, la dispersion des sites qui, même si la ville s’acharne à mobiliser ses navettes, ne favorise guère les transferts de foules d’un point à l’autre jusque tard dans la nuit! Enfin, véritable point noir de l’opération: Les finances. On se souvient les dettes accumulées envers la ville qui subsistent, en dépit d’une nouvelle organisation renforcée qui n’en conserve pas moins les anciens dirigeants, malgré l’adjonction de grands professionnels tels que l’équipe de production parisienne Miala et Christian Allex, programmateur de Eurokéennes de Belfort! Reculer pour mieux sauter semble, de toute évidence, la stratégie ambiante! Se donner des airs de transfrontalité (avec Inigo Argomaniz depuis 2011) quand on accueille Stomae, Johnny Halliday ou Farell a quelque chose de dérisoire voire grotesque en cette année de capitalité européenne où il aurait été pour le moins judicieux d’élargir la palette artistique aux artistes du versant basque sud (qui ne manque certes pas de grands talents!) Des grands noms, certes, mais à quel prix? D’où des tarifs induits exorbitants quand on sait les faibles moyens de la jeunesse ciblée en priorité. Des entrées aux boissons et à la restauration, quelle folie s’empare-t-elle des organisateurs, soucieux d’amortir le coût de cachets faramineux?

Alors oui, on me dira que ce festival confère à la ville une aura internationale, tout comme Wheel and waves!! Il fait surtout les choux gras des commerçants en quelques jours jubilatoires pour leurs tiroirs-caisses! Les emplois créés? Où sont-ils en dehors des vigiles qui outrepassent leurs droits, souvent violemment, et des bénévoles ? Le Festival revendique un ancrage “au coeur de Biarritz pour en dévoiler toutes les saveurs”. Intention certes louable mais en ce cas pourquoi confier la Big Cantine à des sociétés de restauration bien parisienne? Un simple appel d’offre aurait suffi à sélectionner le meilleur de nos restaurateurs très en adéquation avec l’esprit de l’événement! Mais en toute objectivité, nous demandons à constater les changements annoncés pour peu que l’on nous donne l’opportunité et la liberté d’observer, partout où le bat blesse. Mais le Festival prendra-t-il le risque d’inviter ou accréditer ses détracteurs?  Il est des vérités qui ne sont pas toujours bonnes à entendre ou lire mais nous cherchons qu’à comprendre et faire amende honorable si nous nous sommes trompés. Affaire à suivre! la balle est dans leur camp…

Une programmation prestigieuse

Certes, ne le nions pas, quelques éléments de programmation attirent l’attention mais Aguiléra n’est pas Iraty où seuls de rares DJs se distinguent, tel Worakls ou Acid Arab. Par ailleurs-mais c’est un travers que l’on constate en bien des endroits- la sonorisation sursaturée ne rend guère hommage à la musique des artistes d’Iraty, entre autres! A noter – nouveauté intéressante – les paiements cette année par carte Cashless, sorte de réserve monétaire virtuelle rechargeable à volonté par carte bancaire ou via le site du festival.

Côté Iraty, de prestigieux musiciens se succèdent les 15 et 16 juillet en Big Live. John Berkhout, Synapson, The Kills, The Libertines et The Prodigy le samedi, suivis le lendemain de Rural Zombies, Feu! Chaterton ( notre coup de coeur, entre Bashung et Gainsbourg), Casseurs Flowters, Pharrell Williams et The Chemical Brothers. De quoi satisfaire toutes les envies! Il vous en coûtera 60 euros le premier soir et 65 le second, mais davantage pour être assis (120 euros).

Côté Big Boite à Iraty, dès 23h00 pour 35 euros,  5 DJs de renom par soir. Une préférence pour Acid Arab, étonnant, Club Cheval, Perfect Hand Crew pour son côté arts plastiques et surtout Worakls qui, par ses talents de compositeur et de mélodiste, sort manifestement du lot. Le 12 juillet Jacques, Salut C’est Cool, Acid Arab, Vandal et Elisa Do Brasil inaugurent la série de 4 soirées. Le lendemain, place à Môme, Darius, Watermät, Claptone et Worakls le virtuose! Le 15 Mykki Blanco, Max Cooper, Presents Emergence, Vitalic DJ Set et Derrick May embrasent les platines. Enfin, le 16, Club Cheval, Section Boys, Perfect Hand Crew, Para One et Ellen allien cloturent le festival.

Un Big Village très animé

il accueille sur la Côte des Basques, du 9 au 17 juillet, en début de soirée et en guise d’amuse-bouche, les artistes locaux que plébiscitera le public via Deezer, partenaire associé. Les 15 et 16 juillet, une compétition de surf (Big Surf Invitational) , en association avec Roxy et Quicksilver, réunit une belle brochettes de pros du surf, d’artistes du festival et de célébrité. Les prix seront reversés à Keep A Breast, association de lutte contre le cancer du sein.

Côté animations, nombreux ateliers de détente et de sports, des activités pour les enfants, une série de boutiques avec notamment un espace maquillage pour vivre les soirées en beauté, un Big Bar et une Big Cantine assurée par Le Réfectoire et Phamily First pour une ambiance East Coast.

Alors en dépit de nos bémols, nous vous souhaitons un bon Big Festival.

Tarifs: Pass Big Festival: 130 euros. Big Live: 60 euros le 15 et 65 le 17 ou 120 euros par soir pour l’espace VIP (places assises) et 100 euros pour les 2 jours. Big Boite: 25 euros en prévente et 35 euros sur place par soir ou pass 4 nuits à 70 euros. Déplacements en bus payants: 1 euro le ticket et 2 les 24 heures. Compter en plus les frais de logement et de voyage pour les visiteurs non locaux, la restauration et les boissons.

www.bigfest.fr

Catherine CLERC, magmozaik64200@gmail.com

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